Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Huitième partie: Honda CB 500 X, ma petite Africa Twin - Ma Honda candidate à l'école du cirque...

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La candidature de ma fidèle CB 500 X à l'école du cirque concerne la catégorie "acrobatie". Pour que vous compreniez, il me faut vous raconter comment s'est terminée ma première journée sur la route du salon Eicma 2025.

J'étais arrivé chez des amis en Ariège, dans un coin superbe. Et, au moment de stationner ma moto pour la nuit, voilà que me vient l'idée d'une belle photo dans ce cadre naturel magnifique. Dans la petite descente menant à l'abri, j'arrête la moto, éteins le moteur avec la première vitesse enclenchée, relâche l'embrayage jusqu'à ce que la moto se retrouve bloquée. Bref, j'actionne le frein à main du motard. Je descends de la moto, prends mon appareil photo dans la sacoche de réservoir, me positionne le mieux possible pour la photo. Disons qu'il s'écoule 2-3 minutes avant que j'appuie sur le déclencheur. C'est fait.

Soudain, je vois ma Honda bouger très légèrement... et basculer sur le coté droit, défonçant la barrière en bois et tombant à la renverse en contrebas (2-3 mètres environ). Elle effectue un premier saut périlleux latéral, en entame un deuxième et termine sa "cascade" les deux pneus en l'air.

Stupeur!

Réaction immédiate pour aller la récupérer. A nous trois, nous parvenons péniblement à redresser la moto et j'arrive à enlever une sacoche Touratech bien tordue.

Petit à petit, nous arrivons à l'amener un peu plus loin pour pouvoir tenter sa remontée sur une pente très raide. heureusement, François a un petit treuil à main et, 20 minutes plus tard, la moto retrouve le plancher des vaches, si je peux m'exprimer ainsi.

Nous procédons à un rapide état des lieux et, à priori, à part les sacoches Touratech qui ont fait office de protection, la moto est miraculeusement indemne à part quelques petites marques. La chance était avec moi car il y avait des blocs rocheux qui auraient pu faire beaucoup de mal. Mais c'est la sacoche droite qui en a été la victime. Merci à elle d'avoir protégé ma moto.

François a de bons serre-joints et nous les utilisons sur son établi pour redresser approximativement les sacoches. Un léger nettoyage de la moto qui a ramassé un peu de boue suffit.

A priori, la moto n'a pas l'air d'avoir subi un trop gros choc. Je réalise que la perpective d'une fin prématurée de ma virée italienne s'éloigne.

Le lendemain, dès le départ, je sais que la partie cycle de la moto n'a pas été touchée. La fourche réagit comme d'habitude, la moto est toujours aussi saine dans les virages, seul le disque avant réagit moins bien. Il fera quand même les 3000 kilomètres aller-retour et je le change au retour. Apparemment, il a un peu vrillé.

Depuis, j'ai un disque neuf et, quand j'ai récupéré ma moto avec ce nouvel équipement, j'ai eu l'impression que le mécano m'avait installé un double disque! A 186 000 kilomètres, il avait largement fait son temps et avait sûrement perdu de son mordant mais je m'y étais progressivement habitué.

En conclusion, une énorme frayeur en assistant en direct à la culbute de ma moto et un très grand soulagement après avoir remonté la moto et constaté des dégâts minimes.

La leçon à tirer, c'est la phrase d'Erwan, un copain mécano à qui je racontais mes mésaventures il y a deux jours: "Bloquer la moto avec une vitesse enclenchée ne constitue pas un frein à main. Ton moteur a fini par passer la compression". 

Même après largement plus d'un million de kilomètres à moto, on n'est pas à l'abri d'erreurs. A moi d'être encore plus vigilant que d'habitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans quelques secondes, ma Honda va effectuer sa figure acrobatique...

 

Quelques photos prises le lendemain matin.