Honda Transalp: naissance d'un mythe

 

 

 La Transalp et moi, c’est une longue histoire d’amour.



J’ai assisté, avec grand intérêt, à sa naissance, j’ai suivi son évolution, je l’ai adoptée quelques années plus tard, j’ai beaucoup roulé avec, j’ai trouvé en elle la moto qui me convenait, à tous points de vue, avec laquelle l’harmonie était totale, alors, je suis passé d’une Transalp beige à une bleue avant d’adopter une petite verte. Depuis le mois de novembre 2007, ma vie familiale m’a amené à m’en séparer, mais je sais que ce n’est que provisoire, et j’ai déjà eu l’occasion d’effectuer 2000 kilomètres sur la dernière née de la gamme, la 700, digne héritière de la famille.

Quelle est donc cette moto à la discrétion naturelle, au nom devenu mythique ?

Honda Transalp 600

 

Le premier choc, je l’ai eu le 20 octobre 1986, quand mon hebdomadaire favori, Moto Journal, mit en page de couverture la photo d’une moto dans un magnifique paysage de montagne, avec un titre alléchant « Cette moto cache une révolution ».

Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 

 Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 

 

Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 

 

 

Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

Honda Transalp Moto Journal 2 octobre 1986

 

 A l’époque, les trais étaient motorisés par des monocylindres, à l’exception de la BMW 800 GS et de la Honda 750 XLV, cette moto qui m’avait fait rêver à sa sortie et que seul des moyens financiers limités m’avaient empêché d’acheter.
Je roulais donc avec une Honda 500 VTE, dont le moteur de nouvelle génération, un V-twin à 52 degrés, avec un embiellage à manetons décalés destiné à combattre les vibrations destructrices sans avoir à recourir à un balancier d’équilibrage plus lourd. Et, surprise, ce moteur dont j’avais pu constater les nombreuses qualités, tant en performances, qu’en consommation et robustesse, après deux voyages en Grèce et en Algérie, se retrouvait dans le cadre de cette nouvelle moto, après une augmentation de la cylindrée .

Tout en dévorant l’article, j’eus le sentiment d’un grand bond en avant. C’était une nouvelle génération de moto qui arrivait. Terminé le trail un peu rustique, avec son monocylindre coupleux , mais parfois brutal, fini le garde boue relevé à la prise au vent importante, aux oubliettes le tête de fourche fixé sur la colonne de direction, bonjour au refroidissement liquide, au bicylindre, au carénage enveloppant, mais sûrement plus fragile en tout terrain, à l’empattement en hausse sensible pour une meilleure stabilité.

Nous rentrions dans l’ère du trail routier, après une première ébauche, en 1983, avec la Honda XLV 750 .

Justement, quelque chose me chagrinait énormément sur cette nouveauté, l’abandon du cardan. A l’époque, je parcourais en moyenne 30 000 kilomètres par an, et cette absence me semblait rédhibitoire. Ma déception était d’autant plus grande que l’ensemble paraissait particulièrement abouti. Les nombreuses photos publiées dans Moto journal montraient une finition exemplaire, une grande qualité de fabrication.    

Je continuai donc à lorgner du côté de la grande sœur avec l’espoir, un jour prochain, d’en acquérir une d’occasion.                           

Ce qui fut fait, en 1989, avec un belle XLV rouge et noire d’occasion avec laquelle j’allais vivre de beaux moments et des voyages intenses.