Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Carnet de piste d'Alex - Début de la saison 2014 sur le circuit de Nogaro

 

 

 

Mardi 18 mars 2014: la pression monte.

Dans quelques jours, c'est la première course de la saison.

Aujourd'hui, ont lieu les premiers essais libres auxquels je ne peux assister.
J'ai pu voir la Yamaha sous ses nouvelles couleurs; j'ai trouvé que c'était plutôt réussi.

Alex devrait avoir la visite de FR3 Midi Pyrénées pour un petit reportage, suite à son titre de Champion de France Promosport 500 en 2013. C'est bien de voir que la télé s'intéresse parfois au sport moto.

La saison est lancée. Voilà le calendrier de l'année 2014:

Nogaro : 22 et 23 mars

Lédenon : 12 et 13 avril

Carole : 8 au11 mai

Croix en Ternois : 7 et 8 juin

Pau Arnos : 5 et 6 juillet

Bugatti Le Mans : 19 et 20 juillet

Magny Cours : 1er au 3 août

Lédenon : 6 et 7 septembre
 
 
 
Le printemps a frappé à la porte il y a dix jours et je quitte Pau sous une douce
fraîcheur, ce vendredi 21 mars 2014.

Je tente d’oublier les prévisions de la météo pour ce week-end qui semble annoncer l’arrivée de la pluie et du froid.
Je me rassure en me disant que le pilotage coulé d’Alex pourrait être un atout dans de telles conditions et compenser quelque peu son inexpérience dans la
catégorie 600.

On se rassure comme on peut….


J’arrive à 10 heures sur le circuit de Nogaro, qui ouvre la saison de la coupe Promosport.

Il est trop tard pour assister aux essais matinaux d'Alex et de Max. Je rejoins les deux amis sous l'auvent. Je prends des nouvelles de leur
séance d'essai. Max a tourné régulièrement en 1.41 et Alex en 1.39. Les pilotes les plus rapides sont à 1.34. Une sacrée différence.

"On voulait aller jouer dans la cour des grands,nous y sommes" conclut Max.

Sous l'auvent la petite équipe de copains s'affaire. Mathieu en organisateur rigoureux, Kevin, le préposé aux pneumatiques qui me parait touche à tout et les deux pilotes qui
mettent la main à la pâte. Max change son braquet pour un plus adapté au circuit, Alex peaufine certains détails sur sa moto.

 

 

Je les laisse et assiste au départ en essais de petites vieilles. Beaucoup de moteurs deux temps qui fument à qui mieux mieux. A faire mourir d'une crise
cardiaque foudroyante un écologiste qui passerait dans le coin pour profiter de la campagne gersoise!

 

Je vais ensuite faire un petit tour dans la partie est du paddock où sont installés les pilotes et leurs belles anciennes. Je me régale en furetant à
droite à gauche, admirant au passage quelques Kawasaki 3 cylindres et autres Ducati monocylindres, Triumph Trident, etc...
.
L'ambiance est sympathique et aussi très mécanique car ces motos font l'objet de soins attentifs de la part
de leurs propriétaires. La vue d'un moteur complet à proximité de l'une d'entre elles me fait dire que la vie à leurs côtés ne doit pas être tous les jours
facile. Mais, quand on aime....

 

 

Les pneus ont pris la bonne température sous les couvertures chauffantes et Kevin ajuste avec précision la pression. "Cela se joue à 100 grammes près. Trop
ou pas assez et ils se détruisent très vite. Le technicien d'EMC, présent sur les circuits, apporte son conseil. Mais, il faut également prendre en compte le
poids du pilote, son style de pilotage" me dit Kevin. Un vrai casse-tête!


Je réalise à quel point les motos et les pneus ont évolué et combien les réglages deviennent pointus.

14 heures: Alex et Max s'élancent pour deux séances d'essais libres d'une durée totale de 40 minutes. Je m'installe d'abord dans le
fond du circuit, le tire-bouchon. Les styles de Max et Alex sont diamétralement opposés.

Le premier semble dominer sa moto qui parait minuscule sous sa grande carcasse et je le trouve si volontaire dans son comportement. Quant à
Alex, je retrouve cette attitude aux gestes mesurés. Il me donne l'impression de ne pas forcer. Pourtant, à priori, il semble dans le rythme. En outre, je trouve
qu'il sollicite peu la mécanique comparé à certains pilotes qui malmènent leur moteur.

Je me dis qu'il aurait tout à fait à sa place en endurance.

 

 

Avec Bruno, nous allons de l'autre côté du circuit d'où nous avons une vue plus générale. En connaisseur, il apprécie les sorties de virage d'Alex et trouve
qu'il est dans le rythme.Difficile de se faire une idée précise avant de voir les temps au tour.

Fin de la séance d'essais; Kevin et Mathieu contrôlent immédiatement la pression des pneus.

 

Les motos rentrent sous l'auvent et font l'objet d'un changement de pneus pour demain, début de l'épreuve. Le pneu arrière d'Alex est usé "proprement", ce qui
est bon signe.Cela révèle une moto à priori bien équilibrée.C'est un point essentiel car chaque pilote n'a qu'un seul train de pneus pour tout le week-end
de course. Une usure trop rapide et c'est de facto l'impossibilité de rouler à son maximum.

.Le modernisme a parfois du bon. Les motos ont un chrono installé à gauche du tableau de bord et qui indique les temps au tour. Par
malchance, le support de celui de Max a cassé et il n'a aucun résultat. Pour Alex, cela donne des temps régulièrement dans les 1.37 et 1.38 avec un meilleur
tour en 1.35.91. Cela commence à être rapide!

J'entends Alex qui loue les qualités du pneu qu'il trouve très progressif et dont il est facile de sentir les limites.

Preuve de la confiance qu'il semble avoir dans cette bande de caoutchouc, c'est la marque de la piste qui ressort sur le slider.....du
coude gauche.

"J'ai bien fait d'en mettre un" conclut Alex.

 

Je rentre à Pau et arrive juste à temps pour regarder FR3 Midi Pyrénées qui a réalisé un beau petit reportage sur Alex mardi. Bien fait, ce qui n'est pas
toujours le cas quand la télé s'intéresse à la moto. Une belle conclusion à cette riche journée.

Demain, les choses sérieuses commencent avec les essais qualificatifs à 9H45 . Et, sous la pluie, d'après la météo locale.

On fera avec.

 

 

Départ sous le signe de la pluie, ce samedi matin. J'installe les manchons après avoir constaté le déluge qui s'abat sur le quartier.

Soixante quinze kilomètres plus tard, je retrouve l'équipe du Kawito Racing Team.

Les pneus pluie sont installés sur les deux motos. Je suis étonné par le dessin très "tout chemin" du pneu. J'espère que nos pilotes n'en profiteront pas pour aller
explorer les bas côtés de la piste....

 

Bruno semble tendu; il est vrai que je n'aimerais pas être à sa place. Pas toujours facile d'être le père d'un motard et, en même temps, passionnant quand
on est soi-même motard.

Bientôt, vont se dérouler les essais qualificatifs. Une séance de vingt minutes et rien d'autre. Cela me semble très court et ne pardonne pas le droit à l'erreur.

En plus, elle aura lieu sur sol mouillé. Malgré cela, Alex et Max ne semblent pas trop tendus, à moins qu'ils n'en laissent rien paraître.

 

Pour ma part, dès les motos lâchés, je ne tiens plus en place sur la butte d'où nous avons une large vision du circuit. Je scrute "nos" pilotes. Alex roule bien, 
dépasse quelques motos mais le drapeau rouge est agité après 6 minutes d'essais.

 

L'interruption est de courte durée et c'est reparti. Peu de temps après, Max chute après le droite-gauche sous nos yeux, la moto fait un tonneau et il se
relève aussitôt, indemne. Ouf!

 

Alex est dans le rythme, cela se voit, il reste moins de deux minutes de séance quand nous ne le voyons pas réapparaître.
Je cours jusqu'à l'extrémité est du circuit. La dépanneuse est là, charge la moto et Alex. Chute sans gravité, mais
chute quand même. Dans quel état sont les deux motos?

 

Je questionne deux spectateurs. A la sortie du double droit, la moto a décroché violemment. Je dois avoir l'air inquiet car ils me rassurent sur l'état de santé
d'Alex et de la moto!


Je file à l'auvent où les deux motos sont l'objet de toutes les attentions pour panser leurs plaies.


J'apprends qu'Alex a le sixième temps de sa séance d'essais, ce qui est inespéré.

Mais cedernier est un peu contrarié. Il m'explique qu"à aucun moment de la séance, il n'a pu avoir un tour clair et quand il a vu qu'il lui restait un tour avant la
fin, il a décidé de doubler ce pilote qui le gênait. Devant lui, il n'y avait plus personne et il allait pouvoir s'exprimer. Il a accéléré un peu plus tôt à
la sortie du virage serré pour le dépasser dans la ligne droite et la piste glissante a rendu son verdict. Chute.

Je réalise alors à quel point il y a cette envie de bien faire chez lui; il aurait pu se satisfaire d'une séance plus que satisfaisante mais il y a eu ce besoin

de progresser, d'aller chercher les limites, parce qu'il s'en sentait capable. Rien d'étonnant pour quelqu'un qui fait de la compétition, cette soif de se

dépasser, mais cela m'épate malgré tout!

Max, quant à lui, a réalisé le 22ième temps. Il ne comprend pas sa chute à un endroit où il n'attaquait pas plus fort que d'habitude.

Sous l'auvent, c'est un véritable ballet des abeilles dans une ruche. Les gestes sont précis, il n'y pas de signe d'énervement apparent.

Je reste en retrait pour ne pas gêner et j'assiste en spectateur à la remise en état des deux machines. Carénages endommagés,

araignée cassée sur la moto de Max, demi guidon à changer pour Alex etc... Le gros ruban de scotch gris fait office de pansement; les
motos seront sûrement un peu moins fringantes pour la course....

 

Max, toujours positif, conclut: " Voilà, c'est fait, ma première chute en 600".

Peu à peu, les motos reprennent des couleurs et repartent au contrôle technique, obligatoire après une chute.

La feuille des temps nous parvient: après les deux séances d'essais qualificatifs, Alex se retrouve
en dixième position en 1.49.377, assez près des pilotes entre la cinquième et neuvième temps. C'est bien!

Je me dis qu'il a une marge de progression et cela me rend optimiste.

 

 

Une heure trente avant le départ. Alex est un peu raide. Il se sent mâché après sa chute.

Quelques minutes avant la mise en pré-grille, Max et Alex font un peu de vélo pour s'échauffer. Il est vrai qu'il fait frisquet aujourd'hui.

Nous les accompagnons en pré-grille. J'ai le coeur qui bat fort.

 

La pluie a cessé depuis un moment et le vent a bien asséché la piste. Comment vont se comporter les pneus pluie dans ces conditions?

 

Mauvais départ d'Alex qui se fait dépasser par un groupe de pilotes. Il se retrouve 8ième,et rapidement 13ième.

Puis, il remonte une moto dans la ligne droite au 4ième tour. A la fin du 5ième tour, il est 10.


Il ressort très bien du virage qui commande l'entrée de la ligne droite et cela lui permet de remonter sur les motos qui le précèdent.

Max, en arrière du peloton, a en ligne de mire quatre motos mais ne parvient pas à les dépasser.


Pour Alex,
c'est la 7ième position à trois tours de l'arrivée.

Je serre les poings, priant pour qu'il ne fasse pas d'erreur. Pas de problème, il remonte même très
fort sur le sixième dans le dernier tour.

Je rejoins les deux pilotes sous l'auvent. Max est déjà descendu de sa moto et discute.

 

Alex reste assis sur sa moto, un peu grimaçant, se frottant le poignet. Séquelles de sa chute de tout à l'heure.

 

Il explique sa course. Il a trop accéléré au départ et n'a pas voulu tenter le diable dans le premier tour avant d'avoir pu juger du comportement des pneus
pluie sur sol sec. Je le retrouve dans sa retenue que j'avais notée lors des essais hivernaux. Il n'a vraiment rien du chien fou.

Il a l'air assez satisfait de sa course et ,surtout, il a compris certaines choses , analysé le pilotage de certains. Je l'entends parler de relâcher de freins en entrée de
virage, de tel virage sacrifié pour mieux aborder la courbe d'avant ligne droite.Cela m'étonne cette faculté de rouler à la limite tout en analysant la course.

Cerise sur le gâteau, il a réalisé le troisième meilleur temps en course. Pour une première, c'est une belle performance.

Max est un peu renfrogné. Alex le rassure en lui disant que, demain, il a toutes ses chanceslors de la "consolante" au cours de laquelle 8 pilotes seront retenus pour la
finale de dimanche après-midi.

Les pneus pluie sont bien marqués et il faut passer par la case "camion Dunlop" pour acheter un nouveau train dans laperspective d'un dimanche qui s'annonce pluvieux

et froid. Bilan: 400 euros à débourser. La course coûte cher, même en promosport.

Je laisse nos pilotes alors qu'ils assistent à la course des 500, peut-être avec un brin denostalgie.

Je rentre à Pau sous la pluie, un brin fatigué. C'est que ça pompe de l'énergie la fonction de spectateur!

Je vais finir par envisager de me mettre à la compétition....

 

En attendant, j'ai un nouveau rendez-vous demain matin à Nogaro.

 

 

Pas besoin de thermomètre, ce dimanche matin. Mon corps m'indique que la température a chuté. Une pluie diluvienne m'accompagne dans mes

premiers tours de roues de la journée alors que je quitte Pau. Peu après, sur les coteaux, les toits des maisons sont saupoudrés de blanc, tels les

gâteaux garnis de sucre glace. L'hiver a décidé de refaire un passage avant de se retirer complètement.

J'arrive sur le circuit. Max est tout seul sous l'auvent, avec sa moto. Je le questionne sur sa course d'hier. Il se croyait dans les
profondeurs du classement et n'a pas voulu prendre de risques en doublant les quatre motos qui le précédaient.

Dans une heure, c'est le repêchage et je n'ai jamais vu Max aussi tendu. Seuls les huit premiers seront retenus pour la
finale de cet après-midi, et il sent qu’il ne sera pas évident de se qualifier.

 

Il arrive le premier sur la pré-grille. Au loin, plein ouest, de gros nuages menaçants. Alex est là pour soutenir son copain.

 

La pluie s'abat brutalement avant que les pilotes ne rejoignent la grille de départ.

 

 

Compte tenu des conditions climatiques, la course est réduite à 9 tours.

C'est parti! J'encourage par la pensée Max qui boucle son premier  tour en 10ième position.

 

Au deuxième tour, 6 pilotes se sont détachés, suivis un peu plus loin par trois autres. Max s'est fait doubler, il; est onzième. Aie ! Cela s'annonce mal.
Il glisse à la douzième place au troisième passage.
Je me dis alors que c'est râpé.

 

Quatrième tour. Max est onzième, j'ai l'impression qu'il a pris la mesure de la piste mouillé avec un rythme plus soutenu.

Il se maintient dans cette position dans les trois tours suivants.
Soudain, l'espoir revient quand, coup sur coup il dépasse un pilote alors qu'un autre chute au freinage de l'école.


Neuvième, il ne lui manque qu'une place pour se qualifier. Il remonte peu à peu sur le huitième, au guidon d'une MV Agusta, se rapproche de lui au
freinage en bout de ligne droite dans le dernier tour.

Il est tout près sous la passerelle Dunlop. Dernier enchaînement droite-gauche, Max sort plus rapidement, mais la MV Agusta réaccélère très fort et

passe sous le drapeau à damier devant lui.

Fin du week-end pour Max que je sens profondément déçu.

 

 

 

La finale du 600 Promosport est prévue à 16 heures. Il nous faut donc patienter. Le temps est une alternance de grosses giboulées et de soleil furtif. Avec le
concours du vent, la piste semble s’assécher rapidement alors. Je me dis que ce n’est pas bon, de telles conditions, pour le choix des pneus. Autant avoir du
franchement mouillé.

La catégorie Promosport 500 entre en piste. Alex assiste au départ. Cela doit lui rappeler quelques très bons souvenirs de sa saison passée vu qu’il avait

décroché la victoire dans les deux manches ici en 2013. C’est peut-être aussi une façon d’évacuer le stress avant son entrée en piste juste après. La course est spectaculaire avec des changements de leader incessants et des attaques très chaudes.

Nous y voilà. Il faut aller en pré-grille. La pluie a abandonné le terrain depuis un grand moment déjà et l’hésitation est permise quant au choix des pneus. Les pneus pluie sont
installés sur la moto depuis ce matin mais les pneus pour sol sec sont sur le chariot, dans leur couverture chauffante au cas où. Tous les concurrents ont agi
de la même manière.

 

 

La tension est palpable.

 

Soudain, je vois Mathieu et Kevin qui commencent à démonter la roue arrière. Le choix est fait : ce sera pneu sec à l’arrière et pluie à l’avant.

 

 

Bruno est inquiet. « Je n’aurais pas fait ce choix » me dit-il « Alex ne connait pas le comportement de cette machine avec une telle configuration ».

C’est une véritable fourmilière sur la pré-grille avec la valse des pneus. Les petits groupes électrogènes qui alimentent les couvertures
chauffantes ronflent à qui mieux-mieux, les moteurs s’emballent sous les coups de gaz des pilotes.

 

 

L’attente s’éternise et je scrute le ciel changeant. Les nuages ne sont pas très loin.
Je me demande ce qui se passe dans la tête d’Alex à ce moment là; Bruno discute avec lui. Les derniers conseils de son père ?

 

 

 Je n’en peux plus. « Lâchez-les » ai-je envie de crier aux organisateurs.


Enfin, la grille s’ouvre.

Les motos, après leur tour de chauffe, s’installent sur la grille de départ. C’est parti, les 40 pilotes
s’élancent dans le hurlement des moteurs.

 

L’incertitude est totale sur l’état de la piste.

Au deuxième tour, Alex est 16ième.
Dans la ligne droite, au cinquième tour, il est 15ième. Au freinage de l’école, il passe un concurrent alors qu’un autre chute devant lui :
13ième !

Sixième tour, il est toujours 13ième, sans concurrent direct devant lui. « C’est bien » dit Bruno, « Alex est bon lorsqu’il roule seul ».

Septième passage, le voilà 11ième. Peut-être que certains commencent à fatiguer. « Alex m’a dit qu’il n’était pas éprouvé à la fin de sa course hier »
me dit Bruno .

 

Au neuvième tour, un pilote très rapide remonte et dépasse Alex. 12ième. Puis 11ième au onzième tour.
Le vent se lève, et une petite averse survient. La tension remonte d’un cran.


La piste doit être piégeuse. D’ailleurs, le leader, chute en attaquant le freinage en bout de ligne droite. Glissade
impressionnante du pilote et de sa machine. Alex se retourne dans la ligne droite ; il doit voir que ses deux poursuivants sont loin.

Il rend un peu la main, je crois percevoir une glissade de l’arrière dans l’enchaînement qui suit la fin de la ligne droite.

J’ai le cœur qui bat très fort. Bruno est rassuré de voir qu'Alex a baissé le rythme.

Plus qu’un tour interminable et il franchit la ligne d’arrivée en 9ième position.

Bravo Alex, pour ta première épreuve dans de telles conditions, tu as assuré comme un chef, sans faire d’erreurs.


Et, pour la première fois de la journée, je vois Bruno vraiment souriant!

 

 

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de cette première course Promosport. Il y règne
une atmosphère détendue, on peut se promener partout .... et l'entrée est
gratuite.

Le mélange des motos modernes avec les plus anciennes qui ont
leur course elles aussi est très sympa et ce fut un plaisir d'aller examiner les
petites vieilles le vendredi. Les deux autres jours, je dois reconnaitre que
j'étais trop concentré sur la course de "nos" pilotes.

En voilà quelques unes: