Carnet de piste d'Alex - Calafat 11 et 12 février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 10 février 2017, 10 heures.

 

A la sortie de Saint Lary Soulan, la route s’assombrit. Je n’ai pas de thermomètre sur ma Transalp, mais le froid qui frappe mes gants malgré le rempart efficace de mes poignées chauffantes semble me dire que je roule peut-être avec une température négative. J’attaque donc la montée en mode « apaisé », en serrant les fesses sur ce revêtement mouillé ; de temps en temps, je fais frotter ma botte pour ressentir le degré de  (non) adhérence. L’entrée dans le tunnel d’Aragnouet-Bielsa s’accompagne d’un petit soupir de soulagement. Le verglas en moto, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé !

 

 

Me voilà en Espagne. Je poursuis ma route en direction de la mer méditerranée. Je dois être à Calafat cet après-midi, non pas pour un week-end de farniente les pieds dans l’eau, mais pour assister aux premiers tours de roues d’Alex sur sa nouvelle monture, la Suzuki GSXR 1000. Une signalétique défaillante occasionne un petit détour de 100 kilomètres, mais je suis heureux de ce week-end à rouler.

Samedi matin, Alex, en compagnie de Matthieu Thibaut, qui sera de nouveau présent en Promosport 600 cette année, fait l’instructeur pour MPS Organisation qui propose des week-end de roulage sur circuits. J’écoute ses explications, tout en sachant que la mise en œuvre de l’opération freinage-phase neutre-accélération et point de corde ne me sera peut-être pas d’une grande utilité sur route ouverte !

 

 

Après avoir encadré les stagiaires, Alex peut  aller rouler à son rythme l'après-midi et c’est l’occasion de voir qu’une 1000 sur un tel petit circuit, c’est impressionnant.

 

 

Au retour de son premier relais, Alex dit qu’il va devoir apprendre à vraiment utiliser le frein arrière …. à l’accélération, tant la moto ne demande qu’à lever. Il faut dire qu’il a pour l’instant l’ancien modèle dépourvu de toute aide électronique. C’est le pilote  avec son poignet droit et donc son pied droit qui doit gérer la puissance assez considérable de la machine.

 

 

 

Sur le circuit, il y a aussi Alain Cottard, son team-manager, qui a décroché le titre des 600 Séniors en 2016 et Quentin Levrier, son co-équipier cette année.

 Au fil des séances, le rythme augmente, je vois Alex qui semble tester différentes positions, bref il est en train d’apprivoiser sa moto. Il a d’ailleurs indiqué qu’il ne fallait pas se battre avec elle mais l’accompagner.

 

Sur le circuit, il y a un pilote qui m’impressionne, c’est David Checa. Il a une façon de dominer sa moto, tout en puissance, avec des remises de gaz volontaires, mais pas brutales pour autant, c’est vraiment magnifique à voir.

Tiens, voilà Quentin et Alex qui commencent à gentiment se tirer la bourre, sous l'oeil (inquiet?) d'Alain Cottard.! Je pense qu’ils vont former une bonne équipe tous les deux.

 

 

 

Par chance, la pluie annoncée n’arrive pas et il faut juste composer avec une température un peu fraîche renforcé par le vent. Le circuit au dessin atypique est physique aux dires des pilotes.

 

Le soir, je fais un peu plus connaissance avec Alain Cottard et Quentin Levrier. L'ambiance est chaleureuse, ce qui me fait dire qu’Alex va se sentir bien dans cette équipe. J’ai hâte d’assister à la première épreuve qui se déroulera à Lédenon le 1er avril.

Mais, en attendant, il va falloir poursuivre l’entraînement pour commencer à assimiler le pilotage des 1000.

Je quitte Calafat le dimanche matin. J’ai quatre motos qui m’accompagnent pendant 90 kilomètres. Cela parait peu, mais quand les routes empruntées sont celles parcourus par les pilotes du Rallye de Catalogne, je vous assure que la moyenne y est faible vu que les lignes droites n’ont, semble-t-il, pas droit de cité dans cet endroit paradisiaque pour les motos.  On quitte un virage pour en attaquer un autre, ça monte, ça descend, c’est bosselé ou au revêtement impeccable, c’est divin ! Après une petite halte dans un café, je laisse mes ami(e)s qui retournent sur le circuit.

 

Quant à moi, je poursuis ma route en pensant déjà aux courses de 2017. J’ai vraiment envie de continuer à rédiger mes carnets de piste et  vivre les émotions fortes de la course.