L'Ecomobile, la moto avion

Lorsque j’ai lu  l’article consacré à cet « engin », je dois avouer que j’ai été interpelé. Pouvait-on encore parler de moto avec un véhicule, certes à deux roues (sauf lors des phases de « décollage » et d’ « atterrissage »), mais avec un habitacle fermé, comme dans une voiture.


En même temps, ma curiosité me conduisait à  dévorer les lignes écrites par Paul Salvaire, adepte, semble-t-il, des véhicules hors normes, puisque déjà responsable d’un essai d’une « mauto », la Quasar, quelques années auparavant.

Cet Ecomobile me faisait penser à un avion, ce qui n’avait rien d’étonnant car son concepteur, pilote d’avion helvétique, avait déjà été à l’origine d’un avion de voltige. 
D’ailleurs, l’essai avait constamment fait référence à l’aviation . Extraits : « j’active la remontée du train : deux chocs sourds sous la coque, le voyant s’éteint et une oscillation de la cabine m’indique que je suis en l’air ».

Un châssis monocoque, une cabine en matériaux composites, un moteur de BMW K 100 pour entraîner le tout, cet étrange véhicule avait reçu l’homologation de l’administration suisse et était en cours d’homologation au TüV allemand, preuve du sérieux dont avait fait preuve son fabricant.

Ce dernier avait conscience que son « bébé » ne pouvait pas être mis entre toutes les mains et avait mis en place sa propre formation initiale dispensée par lui-même.  La montée du train au moment du démarrage semblait un peu délicate. L’essayeur annonçait de « légers zigs-zags garantis pour les novices » et je voulais bien le croire !

Les conclusions de l’essayeur étaient favorables car ce deux roues était abouti, avec d’excellentes qualités routières. Plein d'entrain, il envisageait même, dans le futur, la sortie d'un véhicule de type Spazio (le scooter de chez Honda) avec toit et roulettes stabilisatrices en véhicule urbain de moyenne cylindrée. Ses voeux n'ont pas été réalisés à ce jour!

Ecomobile Moto Journal 24 novembre 1988

 

 Ecomobile

Ecomobile

Ecomobile

Ecomobile

Ecomobile

Ecomobile

 

Personnellement, l’idée de me retrouver enfermé dans cet habitacle sur deux roues ne m’inspirait guère mais je dois reconnaître que j’ai été admiratif devant cette réalisation superbe qui était l’aboutissement d’expériences bien plus anciennes, dont le nom usuel était monotrace.



Monotrace de 1925

 

Quant au sujet qui fâche, il suffit de parler du prix, 47080 francs suisses à l’époque, soit 37764 euros !