Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Honda NS 400 R: le V3 unique

Après des années de succès en Grands Prix dans les années 60 avec des 4,5 ou 6 cylindres dans toutes les catégories, Honda s'était retiré de la compétition quand la Fédération Internationale de la Moto avait imposé une limitation du nombre de cylindres et de rapports.

 

Après une tentative avortée de retour avec des moteurs à quatre temps à la fin des années 70 avec la NR 500 à pistons ovales et huit soupapes par cylindres, Honda décida, peut-être à contre-coeur vu sa spécialisation dans le moteur quatre temps, de revenir en compétition avec un deux temps.

Mais,la voie qui fut choisie différa de celle de ses concurrents. Au lieu de produire un moteur à quatre cylindres, qui était la limite autorisée par la fédération, Honda opta pour une trois cylindres.

Le succès fut au rendez-vous, avec une moto très homogène qui fit le bonheur des pilotes privés, dont un certain Raymond Roche et aussi du grand Freddie Spencer qui obtint, à 21 ans, le titre de champion du monde après un duel homérique avec Kenny Roberts au sommet de son art.

En 1984, Honda commercialisa une réplique de cette machine de Grand Prix.

Et Moto Journal, dans ce numéro du 11 octobre 1984, offrait à ses lecteurs deux essais, celui de la moto de course, celle de Ron Haslam, pilote anglais au style atypique et celui de la moto de série. 

Bien qu'adepte du quatre temps, je dois reconnaitre que cette moto de 72 chevaux pour 164 kilos seulement m'avait interpelé d'autant que j'avais eu la chance d'essayer quelques mois auparavant, sur le circuit de Nogaro, la Yamaha RDLC 500, autre réplique d'une moto de Grand Prix. Et cette moto m'avait fait de l'effet, un peu trop même, avec un moteur violent et une partie cycle trop vive.

Honda, fidèle à son habitude, avait construit une moto facile à piloter. Rien d'étonnant pour la moto de série, mais démarche beaucoup plus rare pour un modèle de compétition. Les deux journalistes étaient unanimes dans leurs conclusions, ces deux motos étaient très équilibrées homogènes, avec un excellent moteur. Pourtant, le pauvre Eric Maurice avait été gâté avec un essai sous la pluie sur le circuit de Donington décrit par Ron Haslam lui-même comme le "plus glissant du monde lorsqu'il pleut".

La description que le journaliste avait fait d'un tour complet du circuit était saisissante. J'y étais, sur la moto, avec lui, ressentant les dérobades de la roue arrière, la direction qui s'allégeait, la puissance fabuleuse du freinage, la poussée inépuisable du V3.

Un grand moment! 

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984

 

Moto Journal 11 octobre 1984