Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Balade écossaise - Londres

 

 

Le lendemain, c'est une étape "à l'énergie" qui nous attend. Il nous faut rejoindre Londres. Après une première partie agréable sur les routes départementales anglaises, c'est l'autoroute M1 qui nous attend. Je me sens tout petit avec la VTR au milieu des trop nombreux poids-lourds qui sillonnent le pays. Circulation dense, ralentissements, je regarde régulièrement les chiffres du compteur qui défilent trop lentement à mon goût.

Nous quittons la morne autoroute et faisons une halte à Rushden. Contrairement à la France, il n'est pas aisé de trouver un emplacement où garer le fourgon pour la nuit. L'espace public est plus compté que chez nous. Les villes ne sont pas disposées de la même façon; on ne trouve pas l'église avec la place autour. Après une première tentative à côté du stade de foot, nous trouvons notre bonheur devant l'école fermée pendant cette période de vacances.

 

 

Le lendemain, nous parvenons sans trop de difficultés au camping située dans la banlieue de Londres. Trois jours nous attendent dans la capitale anglaise. Ce ne sera pas mon meilleur souvenir. Le bus à prendre la matin, puis le train, enfin le métro. Parlons-en du métro. Un enfer! Il y règne une chaleur suffocante, les rames font un bruit terrible au point que j'ai fini par sortir mes bouchons d'oreilles. En fin d'après-midi, pendant les heures de pointe, c'est carrément insupportable. Le métro parisien, à côté, c'est un transport de luxe! Je plains sincèrement les habitants obligés de l'emprunter quotidiennement.

Je n'aime déjà pas les grandes villes mais, avec Londres, il y a comme un phénomène de rejet! Dans ces mégapoles, j'ai le sentiment que je n'existe plus, absorbé par l'immensité des bâtiments, l'absence de la nature, l'agression des bruits incessants. Je regarde les gens autour de moi et je vois très souvent une foule pressée par le temps, un troupeau d'être humains déambulant dans les rares espaces laissés libres par les bâtiments tentaculaires qui cachent l'horizon. Plus j'avance en âge et plus je réalise l'inhumanité d'une grande ville. Tout y est artificiel, je m'y perds.   

 

 

 

 

 

Le célèbre taxi anglais et, juste derrière, la version moderne électrique. 

 

Dans Covent Garden, nous avons eu droit au spectacle de ce chanteur lyrique à la voix superbe.

 

 

Juste à côté, c'était une "réplique" de Charlie Chaplin touchant et drôle à la fois.

 

 

 

 

Au camping, nous avons assisté à la tonte d'un gazon qui n'en avait nullement besoin. C'est d'ailleurs une obsession, aussi bien en Angleterre qu'en Ecosse. Les tondeuses sont souvent de sortie, parfois entre deux averses!