Honda Transalp: naissance d'un mythe - Essai longue durée



« ESSAI MARATHON ; 11 000 KILOMETRES EN 600 TRANSALP ».


Voilà un titre alléchant dans le Moto journal du 12 mars 1987.   

        .
J’ai toujours aimé ces essais longue durée car ils sont révélateurs de la véritable personnalité de la moto et, en même temps, ils permettent de se faire une idée sur la fiabilité du modèle.


Là, c’était une véritable course contre la montre qui était organisée au sein de la rédaction de ma revue favorite car les journalistes se relayèrent du 19 février au 8 mars pour parcourir ce kilométrage conséquent.

Les conclusions des valeureux essayeurs furent éloquentes :

« Yvan : A part de côté un peu fade d’un engin à cheval entre deux optiques et dotée d’un moteur très linéaire, elle est certainement l’arme la plus redoutable en matière de quotidien jamais construite.

Christian : on ne peut pas être emballé par la Transalp ; par contre, au fil des kilomètres, s’instaure une réelle complicité. On ne peut pas être déçu par cette polyvalence, cette docilité et cette serviabilité.

Bruno : elle va conquérir le routard qui veut une moto raisonnable, efficace, fiable, moins chère qu’une BMW, mais susceptible de l’emmener sur les pistes de Grèce tout autant qu’au boulot tous les matins ; elle convaincra aussi les citadins qui y verront la plus compacte des multicylindres de route. La Transalp doit plaire à tous, et créer un genre inédit où les performances ne sont plus la première accroche.

Pierre : moi je demande un réservoir de 5 litres de plus et j’achète.

Paulo : à 35 000 francs, carénage compris, a-t-elle de la concurrence ? Pas encore, me dit-on, mais vu son succès prévisible, elle n’en manquera pas bientôt.

Micou : il fait toujours beau quelque part, dit la chanson. La Transalp est la machine idéale pour aller le vérifier sur place. Selon l’humeur du moment, la météo ou la direction du vent, on change de région en quelques coups de gaz, et on arrive frais et dispos pour flâner sur les petites routes et les chemins.

Museau : le périphérique, enfin et une BMW 80 GS qui passe, un coup à gauche , un coup à droite : « C’est bien ? » « Oui, c’est top la Transalp ».

Fred Tran Duc : à tout vouloir à la fois, on finit par n’avoir qu’un peu de tout. Qui trop embrase, mal éteint, comme dirait un pote à la prose incendiaire.

Laurent : que le grand cric me croque si ce trail en est un. Moi, je penserais plutôt qu’enfin la petite routière sympa est arrivée .

Au final, le bilan était positif, même si certains, rares, lui reprochèrent de ne pas avoir choisi son camp. Dans ce cas, au lieu de louer l’extraordinaire polyvalence, c’est le compromis qui était mis en avant.

Côté fiabilité, « après plus de 11 000 kilomètres de routes hivernales, de boue et de sel. Son état, excellent. A  l’exception  du volumineux silencieux dont le noir satiné a commencé à virer au brun clair ; Mais, pour le reste, peu de choses à signaler. Une vis d’enjoliveur de pot éprise de liberté c’est tout. Côté mécanique, RAS. : le moteur est propre, parfaitement sec, sans l’ombre d’un soupçon de suintement. On a vu que sa consommation d’huile n’a pas varié du début à la fin ».  

Apparemment, une moto bien née !

Seul bémol, une usure très rapide des pneus avec un boudin arrière qui faisait moins de 4000 kilomètres! Les fabricants de pneumatiques n'avaient pas encore intégré l'arrivée d'une nouvelle génération de trail routier performant et il faudra attendre encore un peu avant de trouver des gommes endurantes et performantes.

 

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987

Honda Transalp Moto Journal 12 mars 1987