Honda Transalp: naissance d'un mythe - Fiabilité : la face cachée de la Honda Transalp

 

 

 

Peu après l’acquisition de ma première Transalp, j’ai acheté la Revue Moto Technique, document précieux pour pouvoir bricoler sereinement sa moto.

Deux pages très intéressantes sont consacrées à l’évolution de cette moto au fil des années.

Je me souviens avoir été très surpris des nombreuses modifications apportées d’une année sur l’autre. Je ne parle pas des changements visibles, tel que le changement du tableau de bord, mais des pièces mécaniques.

Ainsi, en 1989, on peut voir que de multiples modifications ont été apportées :
Cylindres, joints d’embase, guides de soupapes, joints de culasse, arbres à cames, culbuteurs, soupapes d’échappement, ressorts de soupapes, chaînes de distribution, guides chaînes, carter d’embrayage, disques d’embrayage, pompe à huile, capteurs d’allumage, alternateur, pompe à eau, vilebrequin, bielles, segments, arbres de boîte, tambour de sélection et fourchettes, rampe de carburateurs, phare et tableau de bord, tubes, ressorts et pipes d’amortissement de fourche avant, amortisseur, échappement !  

Une liste impressionnante !

En 1990, même si les modification sont moins nombreuses, il n’en reste pas moins que la mot a été remaniée sur de nombreux points et, en 1991, de nouveau, une ribambelle de pièces nouvelles apparaissent.


C’est une démarche assez étonnante de la part d’un constructeur qui, à peine son modèle mis sur le marché, s’évertue à le modifier. Je la traduis comme la volonté de vendre une moto la plus fiable possible.

Les constats que j’ai pu faire sur mes trois Transalp successives en sont la démonstration.

Ma première  s’est avérée plutôt fiable, vu que je l’ai emmené jusqu’à 180 000 kms, mais sa vie a été émaillée de quelques incidents que je n’ai pas retrouvés sur les autres modèles. Boîtiers électroniques, disque de frein, arbre de sortie de boîte, pot d’échappement.  Rien de tout cela sur la deuxième qui parcourut autant de kilomètres sans l’ombre d’un souci. Je suis passé d’une moto fiable à une moto à la fiabilité sans faille.

Au point que j’ai fini par avoir une confiance absolue en elle, allant jusqu’à oser partir pour un voyage de 30 000 kms avec une moto totalisant déjà 125 000 kms.

J’ai pu constater que ce souci  de la robustesse s’étendait jusqu’au moindre détail. Ainsi ; je n’ai jamais eu à changer de roulements de roues,  les câbles se révélaient être particulièrement résistants, la peinture vieillissait particulièrement bien, l’installation électrique supportait sans encombre le poids des années et les conditions de voyage parfois difficiles (sable, poussière …).

Au-delà des qualités de la moto, c’est ce sentiment d’indestructibilité que j’ai fini par avoir, qui m’a poussé à racheter des Transalp. J’avais fini par être persuadé que ma moto me ramènerait toujours à la maison ….. et c’est ce qui est arrivé !

 Honda Transalp Revue technique

Honda Transalp Revue technique

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Honda Transalp Revue technique

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