Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

 
 
 
 
 
 
 
 
Le dernier numéro avant les vacances estivales est souvent l'occasion d'une sortie avec l'équipe au complet dans Moto Journal. C'est encore le cas dans celui paru le 17 juillet 2019. Une virée de 2000 kilomètres dans les Alpes avec pour mission l'élection de la moto de l'année. Dix motos ont été sélectionnées, dont cinq trails; parmi ces derniers, la "petite" Honda CB 500 X . Elle n'a pas terminé première (il ne faut pas rêver!) mais les conclusions des dix essayeurs à son sujet sont intéressants:
 
"Un poil plus de couple, de puissance, et le petit trail Honda serait proche de la perfection. Quelle facilité de conduite!"
 
"Légère, maniable, confortable, mais sous-motorisée"
 
"Pas de puissance moteur. Normal, c'est une 500. Mais elle possède un châssis rigoureux pour faire un exter, un freinage efficace dans une descente de col et, surtout, une belle facilité de conduite, même à donf"
 
"Pas de moteur, c'est sûr. Mais quel châssis! C'est la moto avec laquelle je me suis le plus amusé sur notre parcours. Cela me suffit pour la faire gagner. Son prix modeste enfonce le clou"
 
"Aussi facile que peu expressive..." 
 
"Tout aussi babasanesque ( néologisme inspiré par Tadao Baba, concepteur de la 900 CBR et apôtre du total control) que sa frangine précitée (Honda CB 650 R), elle offre les vraies joies motocyclistes pour pas cher, à part la frime et les sensations..."
 
"Un très grande efficacité routière, au point de pouvoir tout faire, et plutôt bien. Mais, malheureusement, aucun charisme"
 
"La petite sœur Honda manque de moteur, forcément, mais elle sait tout faire en ville ou sur les routes de montagne. Un véritable couteau suisse"
 
"Parce qu'il n'y a pas plus rigolo qu'une p'tite moto légère et sans prétention qui arrive à suivre un troupeau d'excités"
 
"Ma vice championne est la Honda CB 500 . Sa modestie n'a d'égal que son énorme champ d'action, sa facilité et son évidence. Un rapport qualité/prix/prestations imbattable"
 
 
En lisant l'article, je n'ai pu que retrouver les sensations que j'éprouve au guidon de cette moto. Après trois semaines de vacances au Portugal (au guidon de la Honda VTR 250), j'ai retrouvé avec grand plaisir cette partie cycle évidente, facile, efficace, rassurante qui permet toutes les fantaisies en toute sécurité. C'est un bonheur au quotidien que d'enfiler les virages dans une sérénité totale avec ce sentiment de maîtriser sa monture quelles que soient les circonstances. Et avec une consommation de chameau!  
 
Et, si les journalistes, qui avaient à leur disposition des motos bien plus puissantes (de 80 chevaux pour la Moto Guzzi V 85 TT à 207 chevaux pour la BMW S 1000 RR, en passant par les 95 chevaux de la KTM 790 Adventure, les 150 chevaux de la Suzuki Katana, les 136 chevaux de la BMW GS 1250 et les 120 chevaux de la Kawasaki 1000 Versys) ont parfois pu trouver que la CB 500 X manquait de moteur, pour ma part, je ne ressens aucune frustration à ce niveau-là.
 
Je trouve même que la moto permet des dépassements suffisamment vigoureux en sixième au point que j'envisage sérieusement de rallonger la démultiplication en optant pour un pignon de 16 dents dans le but de diminuer le régime moteur sur le dernier rapport et d'adoucir le comportement du moteur sur les deux premiers rapports.