Honda Africa Twin, la porteuse de rêves. - La Honda Africa Twin face à la (grosse) génération montante

 

19 mai 1994. Encore un comparatif qui a capté toute mon attention. Trois gros trails y étaient opposés, quoique l’Africa Twin finissait par devenir de moins en moins grosse. Non pas qu’elle avait perdu du poids mais l’évolution de cette catégorie de motos s’était poursuivi.

 Cylindrée en hausse, gabarit à l’unisson, capacités tout-terrain réduites, les gros trails étaient en train de supplanter les routières en offrant du confort, des performances, des qualités routières élevés.  Face à la nouvelle BMW 1100 GS et à Triumph Tiger, l’Africa Twin paraissait presque fluette. Vingt-cinq kilos et vingt chevaux de moins que ses concurrentes du jour, une cylindrée bien plus faible, je craignais qu’elle ne soit pas à la hauteur, mais son homogénéité fut mise en avant, et son gabarit moindre fut apprécié par les essayeurs car il permettait une improvisation dans la conduite grâce à une tenue de route exceptionnelle.

 Il n’empêche, je sentais bien comme un certain décalage entre cette Africa Twin, représentante de l’ancienne génération et ses rivales qui n’avaient  plus de trail que le nom. Cela faisait maintenant plus d’un an que je roulais avec ma Transalp et cette tendance me chagrinait quelque peu. J’avais pu me rendre compte qu’un poids contenu était essentiel pour permettre une conduite reposée à basse vitesse, pour un maniement aisé de la moto à l’arrêt et pour une utilisation piste de la moto. La mienne m’avait révélé des qualités tout-terrain indéniables sur les pistes marocaines.  

Mon concessionnaire m’avait prêté une Africa Twin et, sorti de ma Transalp, j’avais noté un comportement plus rigoureux, un freinage nettement meilleur (il n’y avait pas de mal !), un moteur plus coupleux. Paradoxalement, je n’étais pas revenu enthousiaste. Elle était effectivement supérieure à ma monture, mais je gardais en tête le prix.

 Après des années de voyage, j’avais pris conscience que l’argent que je ne dépensais pas pour ma moto allait dans le budget voyage. Ne pas avoir de crédit à rembourser m’ouvrait un espace de liberté, celui de pouvoir, relativement aisément, prendre la route, au quotidien, en France et, de temps en temps, vers les pays étrangers plus lointains .

J’avais compris que l’Africa Twin me faisait rêver et que ma Transalp d’occasion me permettait de voyager loin et longtemps.

 

 MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

 

MJ 19 mai 1994

 

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994

 

MJ 19 mai 1994