Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Honda Africa Twin, la porteuse de rêves. - Essais de la presse papier

 

 

 

 

 Même si je consulte régulièrement internet, je suis resté un adepte de la presse papier et c'est toujours avec plaisir que je me rends chez mon marchand de journaux pour acheter Moto Journal comme je l'ai toujours fait depuis .... 1976. Le toucher du papier, la faculté de pouvoir revenir en arrière instantanément pour relire, comparer, la possibilité d'avoir sa revue avec soin, cela a un goût incomparable.  Ce qui y est écrit retient également plus mon attention que ce que je lis sur mon écran d'ordinateur.

28 février 2017, Moto Journal publie l'essai de la nouvelle Honda Africa Twin Adventure Sports.

On y retrouve la critique principale formulée à son encontre, une hauteur de selle qui la réserve aux grands. Elle est contrebalancée par une position de conduite améliorée, moelleuse et des repose-pieds plus larges. Le confort est en hausse d'autant que la bulle haute et le réservoir plus large protège mieux des agressions du vent.  

"La douceur et la progressivité des commandes font mouche et me rappellent la savoir-faire de Honda en la matière".  C'est effectivement ce qui me frappe chaque fois que j'essaie une Honda.

Le journaliste regrette l'absence de régulateur de vitesse (l'interview parallèle de Kenji Morita, patron du projet Africa Twin, révèle que "nous réfléchissons simplement à l'implantation d'un régulateur de vitesse" ). Encore un peu de patience, donc. Personnellement, je ne vois vraiment pas l'intérêt d'un tel équipement .

Là aussi, le tableau de bord moins lisible est relevé. Dommage, celui de la première mouture était bon, en dehors du compte-tours.

Malgré le poids en hausse, "sur les changements d'angle comme sur les transferts de masse d'avant en arrière, l'Africa demeure aussi naturelle".

Je note également "une hydraulique très bien gérée"  et "au diapason de cet amortissement de grande qualité, le freinage est à la fois puissant et dosable, même à l'arrière".

Enfin, la boîte DCT recueille une fois de plus tous les suffrages. Elle est arrivée à un degré d'excellence et les journalistes ont fini (enfin!) par adhérer à cette boîte au comportement exemplaire. Voilà  ce qu'en dit François Lemaur: "Encore peaufinée pour 2018, cette transmission à double embrayage n'a pas d'égale question vitesse et douceur de passage des rapports. Accouplée au nouvel accélérateur électronique qui offre une parfaite connexion poignée-roue, elle est un outil précieux". 

L'essayeur estime que la Honda "n'atteint pas la rigueur et l'efficacité d'une BMW R 1200 GS mais elle est assurément plus fun à mener et vous colle la banane qui ne cesse de grandir avec les kilomètres".

Et, qualité que je recherche sur une moto "plus le revêtement se dégrade, plus elle vous donne le sentiment de survoler la route sur un aéroglisseur gommant toutes les imperfections de l'asphalte"  

 Quant au moteur, "il est un modèle de disponibilité, accepte tous les usages sans jamais surprendre son pilote".

 

La conclusion du journaliste est éloquente. "L'Africa Twin donne simplement encore plus envie de rouler qu'avant".  Un cri du cœur!

 

 

 

 

 

C'est au tour de Moto Revue de rendre sa copie dans son numéro du 28 février après l'essai organisé par Honda dans le sud de l'Espagne. Le journaliste, avec sa taille de 1,67 m, a un peu souffert. Sa première critique va à l'encontre de la béquille latérale à l'angle trop fermé. La selle plus confortable a recueilli son assentiment.

Le journaliste a pu discuter avec l'ingénieur en charge des tests de l'Adventure Sports. Ce dernier lui a parlé des validations de toutes les configurations désormais possibles sur ce nouveau modèle, suite à l'adoption du ride by wire. Elles sont passées par "des sessions de dix minutes consécutives pour conserver une mémoire fraîche des tests précédents. Toujours sur le même parcours". Il y eut des centaines de sessions de dix minutes reproduites ainsi.

Le bel équilibre de l'AFrica Twin est toujours là, malgré le poids et la hauteur supplémentaires. Elle "fait preuve d'une grâce insoupçonnable, d'un équilibre rassurant". L'essayeur loue les "nouvelles suspensions de très bonne qualité avec un retour parfait d'informations".

Une fois de  plus, la nouvelle sonorité du pot d'échappement est appréciée. Dorénavant, la boîte DCT génère un léger coup de gaz automatique au rétrogradage, sûrement pour se rapprocher des sensations éprouvées avec la boîte classique.

Justement, parlons-en de cette fameuse boîte DCT. Depuis que j'ai commencé à l'essayer (en 2010 au guidon d'une VFR 1200), elle m'enthousiasme d'autant plus qu'elle ne cesse d'évoluer. A chaque nouvelle génération, elle est plus douce, plus réactive, j'ose même dire plus intelligente. Elle me donne le sentiment de lire dans mes pensées, de d'adapter à ma manière de conduire. Cela m'a paru flagrant au guidon de la NCX 750 2016 et de l'Africa Twin.

Moto Revue aborde le sujet dans son article. "Les rapports s'enchaînent selon la conduite du moment! Un calculateur procède à un rapide examen de la conduite du pilote, via différents capteurs (ouvertures des gaz, variations de ces ouvertures, régime moteur, etc...) et décide du rapport idéal à sélectionner. C'est un joyeux mélange entre liberté infinie et assistance permanente, d'abord déroutant, puis apaisant".  C'est le côté magique de cette boîte DCT sur laquelle on peut compter,  qui accompagne fidèlement son pilote tout en lui permettant à tout moment de prendre la main, instantanément, d'une légère impulsion de l'index ou du pouce.

J'ai vraiment hâte de vivre au quotidien cette connexion particulière avec sa boîte de vitesses et non plus seulement lors des quelques centaines kilomètres d'essais. J'ai maintenant acquis cette certitude que cela va générer chez moi encore plus de plaisir à rouler à moto. Encore quelques mois de patience avant de trouver MON Africa Twin d'occasion! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le magazine Trail Adventure, que j'aime beaucoup, a lui aussi présenté son essai suite à la présentation presse de l'Adventure Sports. J'y ai retrouvé les sensations que j'avais éprouvées lors de la petite heure passée en sa compagnie: la moto était excellente mais une foule de petites améliorations l'a rendue encore plus séduisante. Comme moi, le journaliste a trouvé que la moto avait gagné en caractère et que la boîte DCT était encore meilleure: "la poignée de gaz ride by wire .... apporte même au DCT cette douceur qui lui manquait un peu jusqu'ici lors des phases de démarrage ou dans les manœuvres lentes, guidon braqué".

"Avec un niveau de confort en progrès grâce au moelleux de l'assise, aux jambes moins repliées qu'auparavant et à la meilleure protection offerte par le réservoir derrière lequel les genoux peuvent se cacher et par la bulle haute.... Mieux abrité, mieux installé aussi grâce à la nouvelle selle et à la position de conduite plus droite, le pilote profite en outre de suspensions capables de gommer toutes les imperfections du bitume. Cette Adventure Sports, c'est un tapis volant!"   Si on est grand ou si on passe outre la hauteur importante de la selle, j'ai moi aussi eu le sentiment que le confort avait  progressé.

Bref, le journaliste est conquis par cette moto et le moteur recueille lui aussi son approbation: "une mécanique pleine d'allonge, élastique et tellement talentueuse qu'à aucun moment la puissance ne vient à manquer. Les amateurs de sensations très fortes n'y trouveront peut-être pas leur compte et n'auront d'yeux que pour les 160 chevaux des KTM et autre Ducati. Une position qui se défend, même si ce n'est pas la mienne...." .

Je suis heureux de voir que Honda n'a pas cherché à faire de la surenchère et a continué à proposer son moteur et ses 95 chevaux, amplement suffisants compte tenu de la disponibilité du bicylindre. Ce dernier a juste gagné en tempérament mais sans rompre cet  équilibre dont il fait preuve. 

 

Ses facultés en tout-terrain sont soulignées: " Evidemment, l'Adventure Sports a beau bien planquer ses kilos, ce n'est pas une ballerine non plus. Sa masse reste là et bine là dans les parties sinueuses. Mais pour un maxi-trail, capable à la fois de vous coller la banane dans les chemins et de vous emmener à l'autre bout de la planète, difficile de faire mieux".

 

Et en conclusion, en réponse aux nombreux confrères qui se posaient des questions face à la hauteur de selle de la moto, la réponse de l'essayeur est toute simple, " elle s'appelle Africa Twin standard!". Effectivement, c'est quasiment la même!