Honda Africa Twin, la porteuse de rêves. - Le deuxième essai en provenance d'Afrique du Sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le site ZA Bikers, on trouve également un essai plutôt complet de la nouvelle Africa Twin.

Le journaliste indique que Honda n’a pas suivi la voie de beaucoup de constructeurs qui, effectivement, à mon grand désarroi, se lancent dans une course folle à la puissance et à l’équipement technologique. Là, on reste dans une puissance inférieure aux « célèbres » 100 chevaux français quand, justement, la loi abandonne cette spécificité nationale ! En outre, pas de suspensions pilotées, compliquées, juste des éléments de qualité.  

Le journaliste poursuit sa pensée en indiquant que le concept de moto " aventurière" avait été érodé, déformé au fil des ans et il est heureux de voir que Honda revient aux bases essentielles du trail à savoir une bonne pistarde avec également des prédispositions pour la route, et non une routière capable d’aller sur la piste.

 

Il a été agréablement surpris par la puissance délivrée par le moteur et la manière dont elle est délivrée.  

 

Les deux versions avec et sans DCT ont été essayées et les deux ont plu. Le bruit du moteur a reçu toute l’approbation de l’essayeur et cela confirme ce que promettait Honda dans son premier film promotionnel. C’est un domaine qui n’a pas été oublié. En outre, cela va de pair avec le châssis et le moteur qui ne transmettent aucune vibration. 

Comme le précédent journaliste, il avait un à priori défavorable vis-à-vis de la boîte DCT, à priori qui a vite disparu devant les performances de cette transmission, qui lui a grandement facilité la vie. 

A l’issue du premier jour, la boîte manuelle, douce et précise avait sa préférence. C’était aussi l’avis des autres journalistes présents. 

Mais, le deuxième jour, avec des pistes moins faciles, c’est la boîte DCT qui recueillit la maximum de suffrages. Qui aurait pensé, il y a 5 ans, à la sortie de cette boîte sur la VFR 1200, qu’on la retrouverait sur une moto à l’orientation tout-terrain certaine et, de plus, encensée par les journalistes, ceux-là même qui avaient accueilli froidement cette transmission du futur « qui allait leur enlever le plaisir de piloter » !

 La grande qualité des suspensions est soulignée et cela me fait plaisir tant je suis persuadé que ces suspensions pilotées ne servent pas à autre chose qu’à complexifier les motos. Leur comportement se rapproche même de celui des motos d’enduro plus légères. Beau compliment ! 

La stabilité à haute vitesse est irréprochable et le train avant inspire confiance sur route et en tout-terrain. Pour rester dans l’excellence, le freinage est lui aussi à la hauteur et l’ABS travaille très bien. L’essayeur précise que, dans les virages serrés en montagne, il a toujours été serein, malgré des entrées un peu « chaudes ».

L’ABS peut-être désactivé à l’arrière et le journaliste a apprécié la facilité pour changer de programme, avec un bouton facile à actionner, beaucoup plus pratique qu’en passant par des configurations à paramétrer sur l’ordinateur de bord. Cette simplicité se poursuit avec le mode G pour une réponse plus directe sur sol glissant. 

Le confort du pilote est excellent et il a apprécié la finesse au niveau du réservoir permettant d’avoir un bon ressenti de la moto. 

La protection contre le vent est remarquable, malgré une bulle non réglable. Aucun remous pour le pilote. Les ouvertures en sont à l’origine mais elles ont l’inconvénient de laisser rentre la poussière et de rendre le tableau de bord peu lisible. 

Les quatre années nécessaires pour concevoir cette machine ont donné une moto très aboutie. L’essayeur a essayé de lui trouvé des défauts, en vain. Pour lui, c’est vraiment un « paquet gagnant » et il ne fait aucun doute que l’on verra des voyageurs en Afrique et de par le monde, confiants, sur leur magnifique machine. 

Un bel hommage à celle que l’on peut, je crois, considérer comme la digne fille de sa mère née il y a maintenant 27 ans.

 

Pour conclure, le journaliste annonce la disponibilité de la moto en 2016 en signalant qu’à priori, la liste d’attente grossit !

 

Mon sentiment, après avoir lu cet article, est que Honda a mis tout son savoir faire pour présenter une moto totalement aboutie, sans céder à la mode du toujours plus en vigueur depuis quelques années. Puissance mesurée, électronique limitée, poids contenu.

Au lieu de se lancer dans cette course à l'armement, la firme a mis toute son énergie pour créer une moto à l'équilibre qui semble proche de la perfection. En la voyant et en lisant les commentaires plus qu'élogieux des journalistes, je ne peux m'empêcher de penser à la sortie de la Transalp. Je me souviens de l'effet qu'elle avait produit chez les journalistes , les motards comme moi .... et les concurrents dépités de ne pas avoir d'équivalent dans leur gamme, et ce pendant de longues années.

L'Africa Twin n'était d'ailleurs qu'une extrapolation plus sportive de la Transalp. Ce serait d'ailleurs un juste retour des choses que cette magnifique CRF 1000L précède l'arrivée prochaine d'une petite soeur sur la même base mécanique et que renaisse ainsi la Transalp. 

 

L'attente fut longue, très longue avant de revoir une moto portant le doux nom d'Africa Twin, mais cela valait vraiment la peine!