Honda Africa Twin, la porteuse de rêves. - Le premier essai en provenance d'Afrique du Sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 30 novembre 2015.

Honda présente son nouveau et si important modèle aux journalistes en Afrique du Sud.

Quatre-vingt sont invités.

Ce sont les locaux ( dix au total) qui ont eu le privilège d’être les premiers à l’essayer.

L’avantage, c’est qu’avec internet, l’information circule immédiatement.

Le deuxième avantage, c’est que, sur le forum d’ATOC que je fréquente régulièrement, il y a Eric, un Suisse, qui dégaine toujours le premier pour dénicher les informations circulant au sujet de cette moto qui semble autant le passionner que moi et qui, généreusement, en fait profiter les copains du forum.

Je me suis empressé d’aller sur le lien qu’il donnait et j’ai dévoré l’article écrit en anglais. Même si j’ai eu parfois un peu de mal à tout comprendre dans le détail, je suis parvenu à apprécier le ton de l’article.

J’y ai retrouvé les impressions favorables de Jonathan Bentman avec plus de précisions.     .

Habitant à 150 kilomètres du lieu de l’essai, le journaliste déclina l’offre de Honda d’emprunter la navette et se fit prêter la KTM 950 d’un ami, car il avait le sentiment que  c’était la moto qui se rapprochait le plus de cette nouvelle Honda.

Le premier point abordé concerna le cadre. Maurizio Carbonara, en charge de la conception de la machine, expliqua qu’il aurait voulu élaborer un cadre en aluminium mais la réponse de la direction fut négative. Cette dernière voulait un cadre en acier, facilement réparable quel que soit l’endroit où se trouve le motard. J’y vois la volonté du constructeur d’offrir une moto fiable et robuste, dans la lignée de la grande sœur, l’Africa Twin de l’ancienne génération.

L’aspect de la machine est soigné et l’essayeur note que les câbles, durites sont bien positionnés et que tous les composants de la moto ont été judicieusement positionnés afin d’abaisser le centre de gravité sans pénaliser l’accès au moteur pour son entretien.

La boîte de vitesses est plus précise que sur les KTM et BMW.

Quant à sa réaction au sujet de la boîte DCT, elle ne m’étonne pas car ce n’est pas la première fois que je la vois. Le journaliste n’était pas très chaud à l’idée de rouler avec une telle transmission, mais, en fait …. il a aimé ! Le mode S a sa préférence, avec le sous-mode S1 qu’il a loué pour un usage piste.

Cela rejoint le sentiment que j’ai, à savoir que cette boîte DCT sera encore plus adaptée à une utilisation piste qu’à un usage routier. C’est effectivement dans ses conditions que l’on a le plus besoin de conserver ses mains bien serrées sur les poignées du guidon et le pied gauche bien en appui sur le repose-pieds. J’imagine très bien le confort d’utilisation quand il suffira de choisir la meilleure trajectoire possible, sur des terrains accidentés en laissant  la boîte faire le boulot. Cela va être fichtrement efficace, sécurisant et reposant.

Au sujet du tableau de bord, le journaliste a été gêné quand le soleil tapait directement dessus ou lorsqu’il était recouvert de poussière.

 

Au niveau du comportement routier, il est assez dithyrambique en indiquant que cela faisait très longtemps qu’il ne s’était pas senti autant en sécurité avec une moto vive sans être nerveuse, et stable à la fois. Un bel équilibre ! Il a été époustouflé par la capacité de la moto à rouler très fort et à pardonner les erreurs de pilotage.

Dans la  montée du col de Bainskloof, il trouva la meilleure combinaison mode S1 et avec le contrôle de traction en position 2 ; j’ai retrouvé dans sa description ce que j’ai très souvent ressenti en zone de montagne en conduite un peu nerveuse, à savoir « qu’il pouvait se concentrer uniquement sur son pilotage et la recherche de la meilleure trajectoire pendant que la boîte faisait (bien !) son boulot de son côté.

 

Quant à la puissance, il précise que si elle peut paraître faible sur le papier, la réalité est toute autre et le moteur se révèle bien plus performant que celui de la KTM 950. Il reconnait qu’il ne résistera pas aux 1200 cm3 de la concurrence dans les lignes droites, mais que ce n’est pas ce qui est recherché quand on achète ce type de moto. Pour info, certains ont atteint 225 km/h au compteur. 

Le confort est meilleur que sur la KTM et en dessous de celui de la BMW 1200 GS.

 

Il  conclut en écrivant que cette moto est une vraie tout-terrain, mais qu’elle est également dans son élément sur la route. Il apprécie le côté simple. Il ajoute que les ingénieurs ont voulu en faire la suite logique de l’Africa Twin première génération et c’est pour cela qu’ils ont évité tous les gadgets.

 

Ses derniers mots sont « It is truly a great bike and I’m totally willing to spend my own cash on buying one” ( C’est assurément une excellente moto et j’ai vraiment le désir de dépenser mon argent pour en acheter une).

 Une véritable déclaration d'amour!