Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Huitième partie: Honda CB 500 X, ma petite Africa Twin - Et les pneus?

 

 

 

 

 

 

 

 

La Honda CB 500 X est équipée d’origine de pneus Dunlop que j’ai trouvé très bons, aussi bien sur le sec que sur revêtements mouillés.  Mais leur usure trop rapide ne me convient pas. A 10 300 km, le pneu arrière n’est pas au bout du rouleau mais il est sérieusement usé et je ne me vois pas parcourir les 1500 km aller-retour pour assister au Bol d’Or le week-end prochain.

Sur les conseils de mon concessionnaire, j’opte pour un Bridgestone A 41. Sébastien m’a indiqué que les possesseurs d’Africa Twin et de Crosstourer 1200 étaient très satisfaits de ce pneu qui offrait en outre une bonne longévité (12 000 km pour l’arrière sur ces gros trails bien plus puissants et lourds que ma petite 500).

Ma roue arrière a donc changé de pneu et j’ai dans la foulée franchi trois cols pour les roder.

Ce qui me frappe dès que je quitte Pau par les petites routes sinueuses, c’est une vivacité en baisse. Je ressens une très légère retenue à la mise sur l’angle qui n’existait pas sur le Dunlop plus vif. Parallèlement, la stabilité a augmenté. Ce pneu a un côté rassurant ; une fois sur l’angle, on le sent bien posé, imperturbable. J’aime beaucoup ce comportement.

Comme souvent, j’évite l’axe principal pour rejoindre Laruns ce qui me permet d’adopter très rapidement ce pneu aux caractéristiques en phase avec ma manière de piloter.

A l’entame du col d’Aubisque, je suis en train d’augmenter mon rythme en pensant avec gourmandise aux 18 kilomètres de montée qui m’attendent. Soudain, j’aperçois dans mes rétroviseurs une multitude de phares. Un groupe de motards me rattrape avec, à sa tête, une BMW 1250 GS.

Je ne résiste pas à cette invitation et j’augmente ma cadence. C’est l’occasion de mesurer ma petite CB 500 X face aux gros trails. Je cesse de regarder dans mes  rétroviseurs, c’est trop perturbant tous ces phares à mes trousses ! De toute façon, au niveau auditif, je suis servi et j’entends les jappements du flat twin à l’accélération ou au rétrogradage, en train de chercher l’ouverture. Je sollicite le bicylindre comme jamais je ne l’ai fait, et mon coeur aussi par la même occasion, dont je sens les battements en nette hausse !

Peu avant la station de Gourette, l’Espagnol et son gros flat-twin me dépasse dans le hurlement de son moteur avant une épingle serrée. Gros freinage. Je le vois me distancer à la sortie du virage, suivi par deux de ses acolytes en BMW également. C’est bon, j’en ai encore derrière ! Sortie de Gourette, je balance à gauche à droite dans cette succession de virages, les possibilités de dépassement sont rares sauf à prendre des risques. Heureusement, ces Espagnols sont joueurs mais dans les limites du raisonnable, ce qui me convient tout à fait. J’ai largement passé l’âge de me mettre en danger. Peu à peu, je finis par lâcher prise sous la pression. Je ne peux raisonnablement pas lutter mais il a fallu qu’ils se crachent dans les mains pour passer ma modeste CB 500 X. Dix motos, huit BMW GS de la nouvelle génération et deux Africa Twin 1000 que je retrouve au sommet. Je discute avec un des Espagnols en lui disant que je m’étais senti très petit avec cette meute de motards derrière. Il rigole.

Ce petit intermède sportif m’a permis de constater la bonne tenue de mon nouveau pneu. Un peu moins vif, certes, mais très sécurisant.

Je poursuis ma route à un rythme un peu plus paisible. La lumière matinale donne du relief aux montagnes qui n’en manquent pourtant pas, magnifie les tons de vert des prairies. Les motards ne s’y sont pas trompés, j’en croise régulièrement.

Pour ma part, j’ai rendez-vous avec un CBXiste du forum avec lequel le courant passe bien. Cela me fait plaisir de le rencontrer. En effet, je suis parfois frustré avec ces relations informelles que l’on a via internet.

Belle rencontre avec Philippe, venue de la région parisienne, s’oxygéner dans nos belles Pyrénées. Je passe quelques agréables heures avec lui.

En fin d’après-midi, l’envie de rejoindre les sommets est trop forte ; je décline l’itinéraire par la plaine et attaque le col du Soulor à la sortie d’Argelès Gazost. Je suis en compagnie d’un motard en BMW R 1200 R. Il ouvre la route. Il a le même style de conduite que moi, coulé mais pas lent pour autant et je ne le lâche pas d’une semelle. A lui de subir la pression !

 Je l’abandonne au sommet pour redescendre sur Ferrières. La route est mouillée et cela me permet de vérifier la tenue de mon nouveau pneu. A priori, il devrait être plutôt bon dans ces conditions même si j’ai évité de trop me lâcher sur cette route étroite et sinueuse, parfois piégeuse.

Retour à Pau avec le sourire aux lèvres. 200 petits kilomètres pour roder, avec un grand plaisir, mon Bridgestone.

Dans quelques jours, je risque de moins rigoler sur le morne ruban autoroutier pour me rendre sur le circuit du Castellet….

 

PS: 14,57 litres pour 470,2 km soit 3,09 litres/100.