Honda CB 500 X : soeur ennemie de la NCX 700?

La présentation de la Honda CB 500 X m'avait interpelé. Ne faisait-elle pas double emploi avec la NCX 700?

 

En attendant de pouvoir prendre son guidon pour me  faire une idée, j'avais compulsé la fiche technique de la petite dernière de la gamme.

Dix centimètres de moins et un empattement réduit de 12 centimètres, poids inférieur de 23 kilos, on pouvait en déduire que la moto serait plus maniable, plus vive, mais aussi un peu moins stable.
3,2 litres de plus dans le réservoir pour la nouvelle Honda, ce n’était pas rien, surtout si elle se révélait aussi sobre que sa sœur puisque, dans ce cas, c’est près de 100 kilomètres supplémentaires d’autonomie qui seraient offerts. En outre, elle supprimait le plus gros défaut de la NCX 700, à savoir l’accès difficile au réservoir d’essence si l’on charge la partie arrière de la selle.
La fourche présentait un débattement plus faible (140 mm au lieu de 153,3 mm), ce qui laissait augurer un confort un peu moins bon.

Bon, tout cela, c'est du papier et rien ne vaut un essai pour se faire son opinion.

Au retour d'un beau voyage de quinze semaines, je rends visite à mon concessionnaire tarbais. La petite CB 500 X est en exposition. Je dis petite, car c'est le sentiment que j'ai en l'examinant; la NCX 700 parait plus imposante.

Philippe me dit qu'il en a une en essai mais qu'il vaut mieux que je prenne la rouge, plus belle, au magasin de Pau. Cela tombe bien, c'est juste à côté de chez moi!

J'arrive un brin excité à la fermeture de la concession, samedi soir. j'ai vraiment hâte de la comparer à sa grande soeur que j'aime tant. Justement, le hasard fait bien les choses; il y a un motard de ma génération qui est ici avec sa NCX 700. Je le questionne sur sa monture et, manifestement, il  est enthousiaste. Et, pourtant, il n'est pas dans la catégorie de ceux qui, d'après les journalistes de la presse moto, achètent cette Honda. Pas débutant, pas citadin de grande ville, mais un motard aguerri qui avait une CBR 900 et une VTR 1000 avant. Et le voilà qui me parle de ce châssis merveilleux, du couple du moteur, du plaisir qu'il a de piloter cette moto. Oui, je jure qu'il ne m'a pas parlé du rupteur qui coupe à trop bas régime!

Dimanche matin, malgré une courte nuit, je décolle à 7H30, avec un beau programme en tête: les Pyrénées.

Première impression, je me sens plus posé sur la selle qu'à bord de la NCX, avec un guidon plus proche de moi. La moto est effectivement plus compacte que la NCX. Joli petit bruit feutré du bicylindre, je démarre doucement, le temps de faire plus ample connaissance.

Finis les régimes de la NCX 700 dignes d'un auto, là, je retrouve ce que je connaissais sur ma Transalp 600.

65 km/h à 3000 tours/minute, 86 à 4000 et 105 à 5000.

Je ressens une certaine fermeté de l'amortisseur arrière.

Pour l'instant, le temps est gris, mais je sens que le soleil n'est pas loin. Le moteur est très souple pour un bicylindre et je parviens à prendre les ronds-points en 6ième à un peu plus de 40 km/h, sur un filet de gaz. 

 

 

Arrivé à Lourdes, j'abandonne l'idée de rejoindre Bagnères de Bigorre et prends la route du col du Tourmalet. L'appel de la montagne est le plus fort, tant pis pour le léger détour. D'ailleurs, rien de tel qu'une montée de col pour révéler un moteur.  Je trouve celui-ci bien rempli et il me permet de grimper à bonne allure sans nécessiter de monter haut les rapports; en outre, le boîte de vitesses est douce, précise, rapide, meilleure que celle de la NCX.

Par contre, il se confirme la relative fermeté de l'amortisseur sur les revêtements fripés que je rencontre; la NCX s'était révélée plus prévenante.

 

 

 

 

J'arrive au col du Tourmalet sous un beau soleil. Je commence à prendre la mesure de cette moto. Elle réagit très bien aux ordres de son pilote, sans l'ombre d'une hésitation avec ce côté facile que j'aime tant chez les Honda.

 

 

La descente sur Sainte Marie de Campan  est l'occasion de tester le freinage. Il n'est pas couplé, à la différence de celui de la NCX mais il répond présent et le frein avant est bien secondé par l'arrière, puissant. Mais, à quelques rares reprises, je regrette le système CBS qui permet de freiner uniquement du pied tout en gardant la main droite bien serrée autour du guidon, générant une conduite plus précise et décontractée.

Malgré tout, je me régale avec cette CB 500 évidente, vive et précise à la fois. Il est encore tôt et il y peu de voitures sur la route. J'entame alors la montée Hourquette d'Ancizan , quasiment déserte. Seuls les animaux sont en nombre pour mon plus grand plaisir.

 

 

 

 

La descente sur Ancizan est étroite, piégeuse avec le précipice qui vous tend les bras et j'apprécie la facilité avec laquelle je manie la moto.

 

 

 

Col du Portillon: je sonne la charge. Pas d'inquiétude, chez moi, cela reste modéré, ce n'est pas la charge héroïque, mais je monte les rapports un peu plus haut, en m'arrêtant tout naturellement à 7000 tours/minute. A ce régime, le moteur commence à donner de la voix et la moto de la vitesse. Il y a beaucoup d'épingles où la moto se révèle très sécurisante en alliant vivacité et stabilité sur l'angle. Le rythme est rapide, mais pas trop, juste assez pour se faire (très) plaisir et pas au delà d'une limite qui me mettrait en danger. Un juste équilibre en quelque sorte que j'affectionne. Allegro ma non troppo, comme disent les musiciens.

J'apprécie alors le bruit du moteur qui donne des vocalises et cette douceur dans les commandes, la réponse immédiate, mais jamais brutale, à la poignée de gaz.

Quatre cols et quatre heures de route et c'est mon premier véritable arrêt. C'est le signe que la moto est reposante et cela me conforte un peu plus dans l'idée que les gros trails sont inutiles. Trop lourds, hauts perchés, avec une puissance inutilisable.

D'ailleurs, à la sortie de Bagnères de Luchon, j'avais deux grosses Triumph Tiger Explorer derrière moi et je les ai "oubliées" dans la montée sinueuse du col du Portillon. Bon, d'accord, peut-être que les deux touristes anglais n'étaient pas pressés....

 

 

 

Après le passage du port de la Bonaigua, je réalise que mon programme prévisionnel doit être revu à la baisse.  La lecture de la carte et de l'horloge au tableau de bord me ramène à la dure réalité du temps qui passe. Oubliée l'Andorre , il va falloir songer à rebrousser chemin. La route devient plus aérée, avec des courbes à n'en plus finir que j'aborde à 120 km/h environ. Dans de telles conditions, je me souviens d'une NCX impériale et je dirais que la 500 n'est pas tout à fait à son niveau. Non pas qu'elle bouge ou qu'elle soit imprécise, c'est plus une question de ressenti personnel. La grande soeur me donnait une sérénité absolue, ici, peut-être la conséquence d'un empattement plus court, le très haut niveau de la NCX n'est pas atteint. Mais je reconnais que je pinaille un peu.

 

 Depuis mon entrée en Espagne, je croise régulièrement des Lotus, voiture peu répandue. Justement, j'aperçois un groupe arrêté sur le bord de la route.De bien beaux engins, légers et maniables, mais avec un gros défaut pour moi: deux roues en trop!

 

J'apprécie les traversées de village où je peux rester en 6ième, sur un filet de gaz, sans que le moteur ne renâcle; à la sortie, j'accélère et la vitesse monte rapidement. Je fais d'ailleurs un test, juste pour voir; à 110 km/h, j'ouvre les gaz et atteins les 150 en quelques secondes. C'est amplement suffisant pour moi.

Quant à la protection de la bulle (en position haute), je la trouve étonnamment correcte vu sa taille limitée, je dirais meilleure que sur la NCX, mais ma mémoire me joue peut-être des tours.

La route se fait soudain sinueuse et je commence à entrevoir les possibilités de cette moto dans de telles conditions. Vive, vraiment, elle autorise des entrées dans les virages serrés en toute décontraction. 

 

J'attendais l'arrêt à la station d'essence avec impatience. 12,18 litres pour 366.2 kilomètres, soit 3.32 litres aux 100! Aussi frugale que sa grande soeur qui a une réputation bien établie.  Et, avec le grand réservoir de 17,3 litres, il reste plus de 5 litres. Cela promet une autonomie digne des grandes routières.

La journée tire à sa fin et c'est dans ces moments là que j'apprécie les motos qui se font oublier. C'est le cas. 570 kilomètres, dix heures de route avec de brefs arrêts, des virages en veux-tu en voilà et je suis loin d'être épuisé, juste une petite fatigue normale après ces multiples cols franchis. 

 

 

Lundi matin, j'apprécie ma chance alors que je croise un flot de voitures en direction de Pau en route pour la première journée de travail de la semaine. Quant à moi, c'est vers le sud que je me dirige.... Vive les RTT!

Aujourd'hui, j'ai envie de sinueux, de routes perdues.

Je commence par le bois du Bager. Route étroite, parfois bosselée. La moto se révèle vive, plus que la NCX. Le moteur est toujours aussi agréable, avec des reprises solides même dans les bas régimes. Les progrès réalisés depuis quelques années sautent aux yeux; une moyenne cylindrée est  maintenant capable de tracter avec vigueur dans la zone basse du compte-tours.

 

 

 

 

 

La pédale de frein est idéalement placée, et je sens avec précision la pression du pied dessus, ce qui me permet de bien doser le frein arrière qui seconde efficacement l'avant.

Par contre, la fermeté ressentie hier est hélas toujours présente." Allo, Monsieur Fournales, je crois qu'il y a matière à étudier un amortisseur".

Peu avant Arette, je prends à gauche alors que la brume cède du terrain face aux rayons du soleil.

 

 

 

 

J'entame l'ascension du col de Labeys, que je découvre. Route très étroite, le klaxon devient nécessaire à chaque virage en aveugle et je peste contre le Japonais qui, dans son bureau de recherche Honda, a eu "l'ingénieuse" idée de mettre la commande de klaxon à la place de celle des clignotants. Peut-être était-il déprimé, ou adepte des substances illicites, enfin, ce n'était sûrement pas un motard car il faut être stupide pour changer l'emplacement d'un dispositif d'urgence unanimement utilisé depuis des dizaines d'années par l'ensemble des constructeurs. De toute façon, quand je parviens à trouver la commande, le son est tellement ridicule que je doute de son efficacité. En outre, sur les 15 kilomètres de la montée, je ne rencontre pas âme qui vive. Moi qui cherchais le calme, je suis servi. 

Et que la région est belle! 

Sur ce tronçon de route escarpé, la maniabilité de la moto me saute à la figure, je pense qu'elle se rapproche des trails gromono d'antan. J'oublie totalement le poids de la machine tant elle se manie avec facilité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vis un moment de grâce entre le col de Soudet et Iraty; harmonie entre la moto, la route, le paysage. Tout coule de source, aucune fausse note dans la partition. Les vitesses passent rapidement, sans accrocher, mes trajectoires sont précises, le moteur bien rempli participe à la joie que j'éprouve. Je n'ai plus envie de m'arrêter, même pour une belle photo.

C'est l'osmose entre la petite CB 500 et moi, ces moments privilégiés que l'on rencontre, de temps en temps, sur deux roues. La moto, facile, prévenante me permet cette conduite coulée, sans heurts, mais loin d'être lente pour autant. Elle adore les épingles où elle se jette avec enthousiasme et reste stable sur l'angle; c'est très sécurisant.

Même avec cette cadence soutenue, je ne dépasse pas les 6000 tours/minute. C'est largement suffisant pour avancer à un bon rythme.

Dans la montée du col d'Iraty, je vois un motard sortir péniblement d'un virage serré, le marche-pied de son gros custom au ras du bitume. Il a le sourire, lui aussi. C'est cela, la moto, quelle qu'elle soit. Dès que l'on a trouvé celle qui convient à sa nature, c'est une véritable machine à bonheur.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'entrée de Saint Jean Pied de Port, je m'arrête pour faire le plein. 11,89 litres pour 375.2 kilomètres parcourus, soit 3,17 litres! Incroyable, ce petit moteur semble encore plus économique que la NCX dans les mêmes conditions de roulage, c'est à dire avec beaucoup de dénivelés.

Je teste mon premier embouteillage. Oui, oui, il y en a à Saint Jean Pied de Port, encore bien envahi par les touristes. Cela me confirme que cette moto sera adaptée pour les pauvres motards citadins obligés de parcourir chaque jour des dizaines de kilomètres dans les grandes villes surpeuplées. Je réalise ma chance de vivre à Pau. La moto se faufile aisément, son moteur souple, sa position surélevée aident bien dans cet exercice.

Je croise le regard d'un motard au guidon de la vieille CB 500, cette moto qui a fait le bonheur de beaucoup. Juste curieux ou intéressé?   

Cette concentration humaine a un effet repoussoir, je remets à plus tard une halte dans un café. Cela ne fait que cinq heures que je roule, ma pause peut attendre!

  La route de Orreaga-Roncesvalles ne me fait pas regretter mon choix. Revêtement lisse et accrocheur, virages sans fin, route désertée par les automobilistes pendant l'heure du repas. Quant à moi, c'est plutôt cette portion de route qui m'ouvre l'appétit. Insensiblement, je retarde mes freinages, je réaccélère plus tôt et plus fort, je joue avec le sélecteur et me régale du bruit du moteur qui rugit. Un virage qui se resserre? Une impulsion du bassin , le regard porté au loin et la moto y plonge avec délectation en prenant un peu plus d'angle. Je ne regarde plus le paysage, seul ce ruban de bitume est l'objet de mon attention. L'adhérence des pneus semble sans limite, bien au delà en tout cas de ce que j'ose leur infliger comme angle. Je monte les rapports plus haut que d'habitude mais je me limite naturellement à 7000 tours/minute; c'est suffisant, le moteur, au passage du rapport supérieur, retombe dans une zone de régime où il répond présent. Elle me donne envie de jouer, cette moto, avec sa vivacité naturelle. En plus, on peut bouger facilement dessus, changer de position. Quel pied durant ces 35 petits kilomètres!

Une longue ligne droite à la sortie d'Orreaga-Roncesvalles signe la fin des réjouissances .... pas pour longtemps car voilà que nos voisins espagnols m'offrent le dessert avec le même type de tronçon. C'est trop bon, je replonge et hausse la cadence. Décidément, cette petite 500, avec son tempérament, est une invitation à se lâcher. Avec ses presque 50 chevaux, je en me sens pas débordé par la puissance et j'aime sentir que je maîtrise totalement ma monture. Je suis certain que je n'aurais pas pu aller plus vite avec une moto de 100 chevaux. Là, je reste dans une zone d'équilibre et je me sens prêt à réagir à tout imprévu au guidon de cette moto si réactive.

Je me décide à m'arrêter sur un banc, dans un petit village, pour grignoter mon casse-croûte. Je suis heureux d'avoir pu essayer cette CB 500 X une deuxième journée, car elle me révèle son goût immodéré pour le sinueux et elle me donne envie de tutoyer un peu plus mes limites de pilotage.

Je pense alors aux articles de la presse moto qui cantonnent ces motos aux débutants. Non, je ne suis pas d'accord, c'est du plaisir à l'état pur que d'être au guidon d'une moto qui obéit au doigt et à l'oeil, qui ne domine pas son pilote. D'ailleurs, au delà de la comparaison avec sa grande soeur, la NCX, c'est ce que je voudrais mettre en avant; cette moyenne cylindrée limitée en puissance par la réglementation du nouveau permis est parfaitement adaptée au motard, jeune ou pas, expérimenté ou débutant. Je me pose sérieusement des questions sur l'intérêt des gros "trails" à la mode aujourd'hui. A quoi servent-ils, sinon à faire rêver, avec leur équipement. Pour ma part, je préfère rouler que rêver de rouler.

Et, avec cette CB 500 X, cela se fait dans la simplicité et la facilité. J'ai réalisé ce matin des photos dans la montagne en empruntant des chemins étroits en sachant que je pourrais sans difficulté effectuer un demi-tour. Je n'ose même pas imaginer dans quelle situation je me serais mis en faisant la même chose avec une Crosstourer ou une 1200 GS!

Je rejoins la France par la vallée des Aldudes. Il est facile de savoir quand on quitte l'Espagne, en l'absence de poste frontière, c'est lorsque la route devient bosselée. Véridique! Et, le seul point vraiment critiquable de cette moto se rappelle à mon bon souvenir; c'est un peu trop ferme pour moi et je regrette le côté plus onctueux de la NCX 700. 

 

Il est temps pour moi de rentrer à la maison où l'on m'attend pour 17 heures. Je n'ai pas mal aux fesses, malgré le paquet d'heures de roulage; la position détendue que j'affectionne tant sur ces motos typées trail n'a pas généré de tension du corps et je me sens prêt à poursuivre mon chemin. Elle n'est pas fatigante, cette moto.

Un dernier plein à Pau: 7,21 litres pour 230.6 kilomètres, soit 3.12 litres aux 100! Bravo!

 

Après ces 980 kilomètres, quel est le bilan? Plus que positif pour moi.

Alors, véritable concurrente de la NCX 700?

Je dirais qu'elles sont complémentaires, ces deux motos. Même si j'ai beaucoup aimé cette CB 500 X, ma préférence va à la NCX 700 dont j'apprécie énormément le moteur atypique avec ses régimes très bas, son couple généreux et sa douceur générale. En outre, j'adore le freinage couplé très sécurisant. Son bon niveau de confort reçoit toute mon approbation. Esthétiquement, et ça compte aussi, je la préfère à la CB 500 X moins élancée dans ses lignes.

La petite dernière est quand même sacrément séduisante avec son moteur pétillant ( certains parlent  de trop de linéarité, mais je l'ai trouvé au contraire réjouissant), sa boîte de vitesses plus rapide et douce que celle de la grande soeur et sa vivacité encore plus grande. Elle est plus joueuse en fait.

Quant à la consommation, ce fut une réelle surprise de constater que la CB 500 X égalait, voire surpassait la NCX 700 dans cet exercice. Dépasser à peine les 3 litres aux 100 dans les conditions montagneuses de mon essai, à un rythme malgré tout soutenu à défaut de réellement sportif, c'est une sacrée performance.  

A chacun de faire son choix en fonction de ses goûts. Que ce soit l'une ou l'autre, c'est du tout bon pour moi, avec en outre, un tarif et un budget d'utilisation modérés.

Et, avec l'argent économisé, il n'y a plus qu'à prendre la route, c'est si bon!