Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Carnet de piste d'Alex - Alès 1er et 2 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 30 juin 2017 ; En route pour le circuit d’Alés.

J’ai de la chance, j’ai une nouvelle moto, une Transalp avec 3400 kilomètres au compteur dont je vais pouvoir terminer le rodage. Chouette ! Mais quel est ce bout de scotch américain qui « renforce » le carénage ? Mince! C’est ma Transalp habituelle ! C’est cela la magie des compteurs à cinq chiffres, subitement, on se retrouve avec une moto neuve …. en apparence.


Qu’à cela en tienne, ma vieille Transalp est en pleine forme bien aidé, il fait le dire, par un vent qui va
nous pousser jusqu’au circuit.

Après un départ un peu frisquet qui m’a poussé à brancher les poignées chauffantes (un 30 juin !), je
retrouve heureusement une température plus clémente après Carcassonne.

Arrivé à Alés, je fais signe à un motard pour qu’il m’indique la route du circuit, et il m’y emmène au
guidon de sa BMW 1100 GS plus vieille que ma Transalp. Il s’arrête devant l’entrée du Pôle
mécanique en me demandant si je viens pour le Promosport.

« Oui, je viens voir un pilote en 1000 »

« Moi aussi » me répond-il, « mais le mien est devant, c’est Souchon, un gars du coin qui vient
souvent tourner avec notre moto club ici » »

Je rigole sous mon casque en lui disant « le mien aussi est devant, ex-aequo avec Souchon ».

Cette sympathique rencontre m’a mis de bonne humeur et je rejoins le paddock. C’est la crise du
logement, ici ! Tout est rentré au chausse-pieds !




Je retrouve Alex  sous la tente. Il y a Rémi, le frangin et sa KTM, les deux frères Vaucher et leur CB
500, Mathieu Thibaut qui revient à la charge avec sa Kawasaki 600 après un grand coup de mou à Pau
Arnos ( distribution à refaire). Chez Cottard, il y a Margaux Wanham, son ami Arnaud, Léo Meunier
sur sa 600 et le tout jeune Lucas avec sa CB 500.

En fin de journée, je fais un tour de circuit à pied avec Alex. Margaux est attentive à ses explications
sur les trajectoires, car elle a un peu de mal, m’a-t- elle dit sur ce circuit. C’est très instructif comme
balade. On voit tous les détails de la piste, la moindre inégalité de terrain. Je suis étonné par la
précision d’Alex dans ses descriptions, avec notamment les repères pour les freinages, pour les prises d’angle.



Samedi matin, Pour une fois, les essais sont tardifs, ce qui me permet de prendre mon temps au
lever. En outre, le soleil est de la partie, mais la chaleur est modérée, des conditions idéales.

Je vois Dom qui vérifie minutieusement la Suzuki. Cela doit être rassurant pour Alex d’avoir un
mécano aussi professionnel. François Etterlé arrive ; il a passé dix-neuf années chez Suzuki. Aujourd'hui à la retraite, il est toujours aussi passionné par la course moto et c'est un plaisir de l'écouter.

C’est l’heure des qualifs pour la 1ière série des 1000. 

 

 





C’est Camille Lageon qui fait le meilleur temps,
devant Johan Nigon et Jeremy Cramer. Alex est 4ième à plus de 9 dixièmes. Arnaud Curtolo est 8ième
temps, Margaux Wanham 15ième. Elle rentre très contente ; elle a pris la roue d’Alex et a gagné
deux secondes sur ses temps d’hier !

Quant à Alex,je le trouve serein. Il a été gêné par Margaux dans
son tour lancé. Il indique qu’il n’a pas forcé. Je rencontre Noël Roussange qui a failli s’en mettre une
belle ; sa Honda est partie violemment de la roue arrière et il tapé sur le réservoir. Il se plaint du
manque de grip et Alex aussi. Malgré ça , Noël a réalisé le 3ième temps de sa série devant Billy Cornut
et derrière Guillaume Montessuit.

Souchon a le meilleur temps en 1.17.165 réalisé dans son premier
tour lancé et il n’a effectué que quatre tours. Impressionnant ! On voit qu’il connait bien le circuit et
je le pointe comme favori ici.

 

 

  


Essais des 400. Rémi qui veut retrouver le plaisir de rouler m’a dit qu’il aimait bien ce circuit. C’est
vrai qu’il est très sinueux et plus adaptée aux petites cylindrées qu’aux 1000 qui ne passent que la
4 ième dans la courte ligne droite ! Il fait le 35ième temps ( 42 pilotes dans cette catégorie).

 



C’est au tour des 500. Est-ce que Benjamin va confirmer son excellent début de saison ? A priori oui
puisqu’il rentre crédité du 2ième temps derrière …. son frère Baptiste. C’est la joie chez les Vaucher !

Cyril Eruam est 3ième et Sanchez qui est au coude à coude avec Benjamin au championnat 4ième .
Baptiste a du mal à  croire à cette pole position.

 

En 600, Guillaume Pot continue à assommer la concurrence avec un chrono de 1.17.860 reléguant Clément Fitte à plus de 8 dixièmes et Thibaut Nagorski à une seconde. Ludovic Rizza est 4ième à 1.119.

 


Fin de la journée. C’est l’heure de la première demi-finale où Margaux et Arnaud courent.
Souchon part en tête.

Au deuxième tour. Souchon est devant Montessuit. Billy Cornut est 3ième , Nigon 4ième , Margaux est
15 ième . Arnaud est parti de la dernière position car son pneu avant était déformé. Il a donc eu
l’autorisation de le changer (je rappelle que chaque pilote a un seul train de pneus pour tout le
week-end), mais en partant de la dernière position dans un tel cas. Il remonte fort.

Au 4ième tour, Montessuit a recollé à Souchon et un peu plus loin, on trouve le duo Billy Cornut-Nigon

5ième tout. Mince ! Il se met à pleuvoir doucement.

Au tour suivant, il y a un regroupement des quatre échappés, et Billy a perdu sa 3ième position. Mageot
est remonté 5ième mais détaché.

7ième tour. Billy récupère sa 3ième place, puis passe 2ième au 8ième tour. Arnaud est remonté 11ième .

9ième tour. La piste est vraiment mouillée et les pilotes sont sur des œufs.

Jusqu’au dernier tour,c’est un numéro d’équilibriste pour les pilotes. Il y en a un qui fait une
remontée fantastique, c’est Cédric Desmaris qui finit par passer Souchon en fin de course et termine
en tête. Souchon est 2ième , Nigon 3ième devant Mageot qui me paraissait très à l’aise dans ces
conditions. Billy Cornut a lâché prise vers la fin et termine 6 ième .

Arnaud finit à une belle 9ième place vu
son rang de départ et Margaux est contente de sa 12ième position. Elle me dit qu’elle ne déteste pas de
telles conditions. Quant à Billy, il n’a pas voulu prendre trop de risques avant la finale de demain.

En effet, seuls les 16 premiers de la demi-finale sont qualifiés pour la finale du lendemain. Les autres
doivent passer par la consolante pour tenter de se qualifier pour la finale. Cela veut dire de la fatigue
en plus et des pneus qui seront forcément plus usés lors de cette finale. En outre, en demi-finale,
seuls les trois premiers marquent des points (5,3,1) et il est parfois préférable de ne pas prendre trop
de risques. L’avantage malgré tout de terminer dans les premiers, c’est que le classement va servir
pour la place de grille le lendemain.

C’était ma minute pédagogique pour ceux qui ne connaissent pas
trop le Promosport et qui peuvent s’y perdre un peu (c’était mon cas au début !) . Enfin, pour ceux
qui se demandent pourquoi il n’y a pas de demi-finales dans certaines catégories, c’est tout
simplement parce qu’il y a moins de concurrents. En effet, les circuits ne peuvent pas accueillir plus
de X pilotes en même temps. Si on est en dessous de ce chiffre, il y a alors deux finales avec la
totalité des concurrents. Avec 46 pilotes en 1000, il y a forcément ce système de demi-finales.


C’est maintenant la deuxième demi-finale où se trouve Alex. Les concurrents ont chaussé les pneus
pluie et voilà que cette dernière cesse à la fin du tour de chauffe et le soleil se manifeste ! Avec une
température clémente, j’ai peur que la piste sèche rapidement et provoque un dégradation des
pneus.

Départ, Noël Roussange part en tête avec Cramer derrière lui et Alex 3ième . A la fin du premier tour,
Alex a passé Noël.

2ième tour. Eddy Ferré remonte, il est 3ième juste derrière Alex.

3ième tour. Cramer a fait un petit trou, deux secondes environ et Alex est collé par Ferré.

4ième tour. Alex est gêné par un retardataire et Ferré en profite.

5ième tour : il est revenu sur Ferré mais est de nouveau gêné par un attardé. Sur ce circuit très sinueux,
le passage d’attardés est compliqué.

6ième tour Aïe ! la roue arrière de la Suzuki décroche sur la bosse dans l’avant dernier virage à droite, il
sort la jambe, arrive à éviter le mur, frotte les pneus de protection à basse vitesse et la moto tombe.
Les secondes sont interminables. Ouf ! Il repart ; passe devant nous dans la ligne droite en remettant
en place la protection de levier.

Son rythme est normal les tours suivants, la moto n’a pas dû subir de dommages. Je suis rassuré,
d’autant qu’il n’a pas perdu beaucoup de places, car il avait beaucoup d’avance sur les poursuivants.

Devant, Ferré remonte petit à petit sur Cramer qu’il passe au 10ième tour dans le dernier droite . Alex
parvient à remonter jusqu’à la 5ième place dans cette course bizarre avec des écarts considérables. En
effet, derrière les deux premiers, Noël Roussange termine à 39 secondes et Andanson, 4ième est à
44 secondes.


De retour sous l’auvent, Alex explique que la moto est rapidement devenue inconduisible sur ce
revêtement mouillé en train de sécher et qu’il devait se battre avec elle. L’arrière est parti
brutalement et son expérience en motocross l’a aidé pour limiter les dégâts et pouvoir repartir. Il est
frustré car il se sentait capable d’aller vite mais la moto ne le permettait pas.

Il a été impressionné (et un peu envieux peut-être ….) par la qualité du traction control sur les deux Yamaha. Il discute avec
Dom sur les réglages à apporter à l’amortisseur sur le mouillé. J’avoue que je décroche un peu ; moi
qui me contente de durcir le ressort ou, sur mes Fournales de mettre un coup d’air !

Le Jeune Lucas Meunier termine de remonter sa moto qui a un peu souffert de sa chute lors du
premier tour des essais qualificatifs. Il partira donc dernier de la course. Bruno tente de lui apprendre
la définition du mot « modération » pour demain. Il serait dommage qu’il s’enflamme lors des
premiers tours . Le grand frère cumule les ennuis après ceux de Pau Arnos. La fourche ne fonctionne
pas et il va être sagement décidé de ne pas prendre de risques inutiles.

Les deux frères Vaucher ont analysé leurs essais et sont arrivés à la conclusion qu’il y avait eu une
erreur de chronométrage pour Baptiste. Ils s’en vont à la direction de course pour une réclamation
« à l’envers ». "Retirez-moi ma pole position, s’il vous plait", voilà ce que Baptiste quémande ! Au début, on lui
annonce que l’on ne peut revenir sur des résultats définitifs mais il insiste. C’est OK, il partira 6ième .
Belle sportivité de sa part !

 



Dimanche matin. Les 600 ouvrent le bal. Qui pourra battre Guillaume Pot ? Il a l’air souverain, ici,
comme il l’a été depuis le début de la saison.

Il part très bien, suivi par Anthony Paul.

Au quatrième tour, il compte deux secondes d’avance sur Paul à la lutte avec Clément Fitte. Les deux
reprennent du temps à Pot au 5ième tour.

6ième tour. Fitte est tout près de Pot et Paul lâche un peu prise. Nagorski est 4ième sur la Suzuki.Ludovic Rizza n'apparait plus.

7 ième tour. Les trois premiers ont fait le trou. Matthieu Thibault est 7ième collé au train de Trueb. Il le
passe deux tours plus tard.

Pot maîtrise la situation et s’envole. Il a plus de trois secondes d’avance au 11ième tour. Nagorski
revient tour par tour sur Paul. Dans les derniers tours, Matthieu est toujours en lutte pour la 6ième
place. Stupeur, il franchit la ligne d’arrivée 10ième . Que s’est-il passé dans le dernier tour ? Sous
l’auvent, il m’explique que son moteur a coupé dans un virage (manque d’essence) il a redressé e
Florian Pellegrin n’a pu l’éviter. Matt n’est pas tombé mais Pellegrin a chuté.

Nouvelle victoire de Guillaume Pot qui a vraiment donné l’impression qu’il dominait son sujet.


Les 500 entrent en piste. Tout à l’heure, le jeune Samuel Trueb est passé sous l’auvent. Sa moto est
caractéristique, elle a un grand guidon avec des protections, ce qui lui donne une allure atypique et
un style que l’on reconnait entre mille du bord de la piste. Bruno lui conseille d’essayer un guidon
plus étroit pour diminuer l’effet de levier mais Samuel s’est habitué à ce guidon et lui trouve un
avantage indéniable, celui de permettre de repartir après une chute. Lors d’une course, il a chuté
trois fois et a pu terminer !

Départ. Benji part devant, suivi par Sanchez, Trueb et Eruam.

2ième tour. Sanchez semble très rapide et il a pris la tête. Lucas Meunier a déjà remonté 18 pilotes !

3ième tour. Dans les enfilades de la fin du circuit, Benji est 3ième . Lucas est 18ième  !

4ième tour. Au tour de Benji de passer en tête. Comme d’habitude, c’est serré et chaud entre les

pilotes !

5ième tour. Cyril Eruam fait un bel intérieur dans le dernier gauche en descente et Sanchez le passe
dans la ligne droite.

Au 6ième tour, Benji n’est plus que 4ième passé par Trueb au même endroit qu'au tour précédent.
Attention Benji, tu élargis trop à cet endroit et ils s’y engouffrent allègrement !

7ième tour. Il a repris sa 3ième place. Les quatre ont fait le trou. Lucas est 15ième .

9ième tour. Il est 4ième mais fait un magnifique intérieur dans le virage après la ligne droite.

11ième tour. Benji est 2ième derrière Sanchez et les attardés sont passés « illico presto ». C’est chaud !
Lucas a trois motos en ligne de mire.

13ième tour. Cyril Eruam repasse Benji dans le dernier gauche mais Benji reprend son bien en bout de
ligne droite avec un intérieur superbe. L’arrivée est proche !

Dans la ligne droite, avant d’aborder le dernier tour, Cyril Eruam se retourne et regarde Benji collé
derrière. Grossière erreur, il se fait passer à l’intérieur dans la courbe. Benji donne le maximum pour
recoller à Sanchez. Il en manquera un tout petit peu. Quant à Baptiste, il a fait toute la course en 7ième
position en remontant progressivement sur Baptiste Estadieu puis il le passera mais, dans le dernier
tour, son concurrent reprend son bien. En fait, il a toujours son problème au bras droit qui tétanise,
en gonflant et l’empêche de donner son maximum pendant toute la course.

Résultat

1er Sanchez

2ième Benjamin à 0.178

3ième Eruam à 1.192.

Quelle course haletante, comme toujours en 500 !

 

 


Pendant la pause de midi, je rends visite à Ludovic Rizza qui a chuté, a pu repartir, puis s’est accroché
avec un retardataire. Il a l’air déterminé à tout donner dans la deuxième course tout à l’heure.


Puis, sur la tablette d’Alex, nous sommes un petit groupe à regarder le GP d’Allemagne. Une course
Moto 3 palpitante, dans le style des 500 Promosport ! Et une épreuve du Moto2 avec un beau final
entre Oliveira et Morbidelli. Malheureusement, la FFM n’a pas retardé la course des 600 pour me
permettre d’aller jusqu’au bout de la course Moto GP. Je vois juste un Folger éblouissant d’aisance
qui fait la pige à Pedrosa et titille Marquez. Après Zarco, on peut dire que Poncharal a tiré les bons
numéros !

Course 600.

Ludovic part comme une balle dans le tour de chauffe ; il doit être remonté comme une pendule et
j’espère qu’il ne va pas trop en faire.

Comme d’habitude, devrais-je dire, bon départ de Pot. Dans le dernier gauche en descente, il a déjà
une seconde d’avance !

2ième tour. Il a deux secondes d’avance sur romain Pape, puis suivent Nagorski, Fitte et Ludovic Rizza.

3ième tour. J’estime son avance à 4 secondes. Il a assommé la concurrence !

4ième tour. Matthieu Thibault passe 9 ième .

7ième tour. Je vois un gros nuage de poussière en haut du circuit. Mince, Ludovic ne passe plus. Le
drapeau rouge est sorti. Aïe ! J’espère qu’il ne s’est pas fait trop mal.

Nouvelle procédure de départ. Ils repartent pour 8 tours. Avec ses 6 secondes d’avance ( !), Pot n’a
même pas besoin d’attaquer outre mesure. Il reprend un bon départ. Il ne s’échappe pas, Pape et
Fitte le suivent de près mais je sens qu’il peut, à tout moment, hausser le rythme tant il semble facile
dans son pilotage. Effectivement, il met un petit coup de collier dans les deux derniers tours et
s’impose facilement.


Pour la course des 400, je vais m’installer sur la terrasse la plus haute d’où l’on a une vue sur une
grande partie du circuit. Elle est même ombragée. Quel luxe ! Je ne m’intéresse plus au classement
tour par tour, je range mon calepin et profite juste de la course. Et c’est beau. Quel baston devant
avec trois Yamaha et une KTM (celle de Vincent Gauthereau) qui en lâchera rien pendant toute
l’épreuve et parviendra à recoller au trio de tête à l’énergie, tour après tour et fera un intérieur osé
dans le dernier gauche du dernier tour pour une place sur le podium. Bravo !

 
La deuxième course des 500 va commencer.

Benji fait un bon départ mais Sanchez est dans sa roue. Baptiste est 7ième .

Au 2ième tour, Sanchez est devant suivi par Benji, Eruam, et Trueb. On prend les mêmes et on
recommence…. Un peu décrochés, il y a Estadieu, Descours et Baptiste.

4ième tour. Benji remonte sur Sanchez dans le virage après la ligne droite, en endroit où il est très fort.

5ième tour. Eruam lui fait l’intérieur dans le dernier gauche. Attention, Benji, de ne pas trop élargir à
cet endroit ! Il arrive à le repasser immédiatement malgré tout.

6ième tour. Bis repetita d’Eruam au même endroit !

7ième tour. Trueb lui fait l’intérieur à l’épingle. Il n’est plus que 4ième .Eruam fait l’intérieur à Sanchez
dans le dernier gauche. Ils se battent comme des chiffonniers !

8ième tour. Sanchez double Eruam en bout de ligne droite et Benji fait de même avec Trueb.

10ième tour. Benji a tenté de passer Eruam en bout de ligne droite ; il s’en est fallu de peu. Mais, il a
réussi au fond du circuit puisqu’il réapparait 2ième et passe Sanchez à l’épingle. Il est en tête !

11ième tour. Il passe en tête devant nous et semble en mettre un petit coup pour se mettre à l’abri
d’une attaque.

C’est fait, nouvelle victoire pour Benji devant Eruam, Trueb et Sanchez. Il a repris 10 points à ce
dernier car il a en outre fait les deux meilleurs temps en course et réalisé la pole. Il a maintenant 15
points d’avance sur Sanchez. La lutte entre les deux va être passionnante.

 

C’est la fin de journée. Les 1000 arrivent. Tour de chauffe. Chute du 75. Les pilotes regagnent la pit-
lane pendant que l’ambulance rejoint le concurrent. La tension monte d’un cran, chez moi en tout
cas !

Ils sont en place. Alex est en quatrième ligne. Cela risque d’être difficile sur un circuit où les
dépassements sont loin d’être évidents.

Tour de chauffe, je le vois qui prend l’extérieur et se retrouve 3ième au deuxième virage en montée.

S’il pouvait renouveler ça au départ, ce serait parfait!.

Le drapeau rouge est retiré, les moteurs hurlent et c’est parti. Alex a pris un bon envol et refait la
même chose. Il reste sur l’extérieur dans le virage à droite et ressort 3ième et fait les freins au 2ième dans
le gauche qui suit ! Incroyable départ !  

A l’épingle, Noël Roussange sort de la piste et perd beaucoup de temps.

De la 10ième à la 1ière place en moins d'un tour pour Alex, je n’en crois pas mes yeux!

Il est talonné par Nigon, et Cramer suit un peu plus loin.

4ième tour. Souchon remonte en 4ième position. Mageot est 5ième , Billy Cornut 6ième .

5ième tour. Chute de Cramer à l’épingle.

6ième tour. Je vois Alex sortir un peu large du virage après la ligne droite.Il a sorti la grosse attaque ! A
l’épingle, Souchon remonte sur Nigon qui est collé à Alex ; Billy est 4ième un peu détaché, mais il
revient un peu sur eux au 7ième tour.

8ième tour. Nigon met une pression énorme sur Alex au freinage de l’épingle.

9ième tour. Alex sort de nouveau un peu large au même endroit mais parvient à conserver la tête
devant Nigon.

10ième tour. Chute de Nigon !

11ième tour. Alex a Souchon collé à ses basques et Billy suit à quelques encablures. Alex est gêné à
l’épingle par un retardataire et Souchon en profite, il est dans son pot d’échappement.

12ième tour. Alex résiste mais Souchon est encore très pressant à l’épingle.

13ième tour. Les deux pilotes ont un peu lâché Billy Cornut. Je me dis que Souchon va tenter quelque
chose tellement il est insistant mais Alex ne commet aucune erreur. J’ai le cœur à 200
pulsations/minute ! Il se rapproche à l’épingle mais ça ne suffit pas pour passer. Dernier gauche, la
moto de Souchon part en glisse et il la récupère ! Mais il a perdu une grosse seconde.

Dernier tour. Alex conserve son avance et il termine 1er devant Souchon à 1.192 et Billy Cornut à
2.615 et Mageot à 6.560. J’étais tellement absorbé par cette bataille que je ne sais pas où en sont
Margaux et Arnaud. Quelle course ! Et quel départ !

Je me précipite vers le podium. Inutile de dire que la joie y est immense car cette victoire paraissait improbable pour les membres de l’équipe, à part peut-être pour le principal intéressé…

Il explique qu’il a tout donné, qu’il s’est retrouvé plein angle coude par terre avec la moto en glisse des deux roues et qu’il a
réussi à la récupérer, qu’il n’a rien lâché face à Nicolas Souchon. Je ne l’ai jamais vu avec une telle rage de vaincre.

Les 500 kilomètres du retour vont être une formalité. J'ai encore en tête cette course magnifique au cours de laquelle j'ai eu le sentiment qu'Alex avait passé un cap.

Ma conclusion à Pau-Arnos était: "Impressionné".

Ici, ce sera "Epoustouflé".

 

 

 

 

 

Une belle photo de Philippe Saccaro: