Carnet de piste d'Alex - Nogaro 10 et 11 septembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai le cœur léger en arrivant sur le circuit de Nogaro, ce vendredi, en fin d’après-midi.

Alex a été titré lors de la première course de la Bresse et ce week-end de course à domicile aura une saveur particulière, avec les nombreux amis et membres de la famille qui passeront.

Je retrouve des têtes connues. Il y a Matthieu Thibault, juste à côté, Baptiste et Benjamin Vaucher aussi, même si le petit frère, pas encore remis de sa blessure sur le circuit de Magny-Cours, n’est là qu’en qualité de spectateur.

L’ambiance est détendue et ce n’est pas la pluie qui s’invite sans prévenir qui va réussir à nous gâcher l’ambiance.

Pierre Vaucher, le papa, nous fait bien rire lors de ses descriptions très imagées de son tour du circuit de l’île de Man, lors du  Mad Sunday, avec sa Ducati 600 SS. J’ai vraiment eu l’impression de vivre en direct son freinage dernier (vraiment dernier !) carat qui faillit ressembler à un tout droit dans le pub situé à la sortie de la zone de montagne. Figure effectuée en duo et avec la sacoche de réservoir et le sac à dos pour pimenter la chose!


Plus tard, j’entame la discussion avec Noël Roussange, sympathique (et bon !) pilote de la Triumph Daytona.

La nuit est tombée, la pluie s’en est allée, mais est-ce que la piste aura le temps de sécher pour les premiers essais matinaux ?

Avant d’aller me coucher, j’ai vu Thibaut Doutre changer le moteur qu’il avait cassé aux essais libres. A 1 heure du matin, j’entends les 4 cylindres se réveiller pour un tour au ralenti dans le paddock.
 
Ce sont les 500 qui ouvrent le bal à 8 heures.


 


 Dès son 2ième tour, Baptiste est 9ième. Devant, ce sont toujours les mêmes qui se battent pour la pole position. Au 6ième tour, il n’apparait plus dans les 9 premiers.  Au tour suivant, j’ai ce sentiment diffus qu’il est dans un bon tour, avec une attitude déterminée. Effectivement,  il passe 6ième temps. Malheureusement, il n’améliore pas et se fait passer par deux pilotes. Bilan satisfaisant malgré tout avec un 8ième temps.



 
C’est au tour des 600. L’enjeu est important pour les Billy Cornut, Thibaut Doutre et Guillaume Pot. Tous les trois peuvent espérer une place de vice-champion à l’issue du week-end. Pour ma part, j’ai mon favori, c’est Billy qui a montré une belle régularité et a réalisé de belles courses.

 
 
 
Alex me parait fermement décidé à terminer en beauté cette saison. Il part le premier avec Cornut juste derrière lui.
Au premier passage, il est 1er, au deuxième, c’est Billy qui lui ravit la 1ière place. Matthieu semble en forme également et pointe à la 3ième place.

Dans les minutes qui suivent, Alex reprend la pole provisoire et il s’arrête.


 


Noël Roussange claque le meilleur temps, devant Cornut. Alex n’est plus que 3ième.

Il, reste 5 minutes d’essais, Alex s’élance de nouveau sur la piste. Premier tour lancé, il passe 2ième devant Cornut.
 
Plus que deux minutes. C’est le moment choisi par Guillaume Pot pour claquer le meilleur temps.

Résultat final :
1er Pot en 1.33.258
2ième Roussange en 1.33.418
3ième Alex en 1.33.535
Matthieu est 7ième en 1.34.469.


Le rythme a été élevé puisque les cinq premiers sont sous la barre des 1.34.


Je suis étonné de voir Pierre Sambardier à une lointaine 18ième place. Plus tard, je vais le voir à son box. Son père remet la moto en état après une chute provoquée par un pilote qui s’est loupé au freinage en bout de ligne droite. Il a fauché Pierre. Ce dernier est bandé et m’annonce qu’il est déclaré inapte. Une très profonde entaille a touché le tendon et le muscle. Décidément, il joue de malchance cette année.



   

Je rends visite à Thibaut Duchène qui vient d’achever sa séance d’essais qualificative à une belle 3ième place. Luc Bibollet a claqué une pendule et a relégué les deux suivants à 7 dixièmes mais Thibaut semble assez confiant pour suivre le rythme pendant toute la durée de la course.
 
Les petites 400 rentrent en piste.

 

 Rémi soufre encore un peu de son pied cassé à Magny-Cours, mais c’est supportable. Il est 14ième dans les premières minutes. Puis 16ième. Il n’améliore pas. A 8 minutes de la fin des essais, il est 18ième. Bruno analyse son pilotage : « Tant qu’il n’arrivera pas à prendre les roues, il ne progressera pas ». C’est vrai qu’il est un peu esseulé dans ses tours chrono. Le métier rentre doucement….

 



 


 
 
C’est le début d’après-midi et les 500 entament leur première course du week-end.



1er tour : Baptiste est 10ième dans la ligne droite mais fait un freinage incisif et passe son concurrent direct : 9ième. C’est bon, il semble être dans le rythme immédiatement ; c’est indispensable dans cette catégorie où un mauvais départ est difficile à remonter.




2ième tour : quatre pilotes sont partis devant (Desmaris, Pape, Sanchez et Eruam) et Baptiste est dans le groupe des 6 juste derrière. Le freinage est très chaud au bout de la ligne droite, mais c’est une habitude en 500 ! Ils passent devant nous, Baptiste est collé derrière les 4 devant lui. C’est bon, je le sens prêt à sa battre pour la 5ième place.




3ième tour : stupeur ! Je le vois lever la main dans la ligne droite. C’est l’abandon. Il passe devant nous au ralenti et rentre. Il s’arrête, se penche sur le côté gauche de la moto.


 


4ième tour : les 4 ont fait le trou et la bagarre risque d’être âpre jusqu’au dernier tour.
5ième tour : Desmaris passe Sanchez à l’aspiration dans la ligne droite.
6ième tour : dans le S du lac, juste devant nous, Sanchez fait un magnifique intérieur à Desmaris.
7ième tour : c’est net, Sanchez se fait remonter dans la ligne droite (moteur moins puissant ?), mais il parvient à conserver l’avantage au freinage. Baptiste arrive à mes côtés ; il a la rage, la biellette de son sélecteur a cassé….
8ième tour : Pape passe Eruam à l’aspi mais ce dernier lui fait les freins au virage de l’école. C’est chaud !
9ième tour : Desmaris réalise un magnifique freinage en bout de ligne droite et passe Sanchez. Les quatre pilotes sont regroupés devant nous et Sanchez réussit à doubler Eruam à la sortie des S du lac. Quelle bagarre !
10ième tour : Sanchez fait les freins à Desmaris en fin de ligne droite. Il n’y a aucun répit, la bataille est incessante. Un beau spectacle que nous réservent très souvent les 500. Eruam recolle Desmaris dans la ligne droite des stands ; il ne reste plus que deux tours !
11ième tour : Sanchez,Desmaris et Eruam sont au coude à coude au freinage du virage de l’école. Aucun n’est décidé à céder. Pape, 4ième, réussit à prendre le meilleur sur Desmaris dans l’enchainement qui suit. Ce dernier reprend son bien devant nous, dans le S du lac.
12ième tour : les quatre pilotes sont regroupés dans la ligne droite . Au freinage, Pape sort un peu large. C’est la fin d’une course haletante avec Sanchez vainqueur devant Desmaris, Eruam et Pape.
 

Les 600 entrent en piste.




 
C’est le départ, dans le hurlement des moteurs et, aussitôt, une chute …. du rédacteur du présent article ! Pris dans l’ambiance, j’ai oublié que j’étais sur une hauteur pour prendre une photo du départ et je me retourne précipitamment pour rejoindre les gradins et me retrouve à balayer le vide avec mes jambes et m’étale sur le goudron. Mon pauvre petit appareil photo fait office d’airbag et mes bras dénudés l’aident dans cette tâche. J’en suis quitte à écrire mon tour par tour avec un mélange d’encre noire et de sang sur mon carnet….


 



 
1er tour : Pot est devant et semble très rapide. Alex est 3ième avec Matthieu juste derrière lui.
2ième tour : c’est net, dans la ligne droite, Pot s’échappe. Roussange est 2ième . Matthieu passe Alex  au freinage du virage de l’école.
3ième tour : je situe l’avance de Pot à deux secondes. Il a décidé d’imprimer un rythme très rapide. Alex, 4ième, précède Mansat et Cornut.
4ième tour : Pot semble intouchable. Mansat est collé à Alex. Cornut est un peu décroché.
5ième tour : Pas de changement, mais Cornut remonte sur les cinq pilotes devant lui dans la ligne droite. C’est confirmé, devant nous, il a passé Mansat.
6ième tour : Mansat décroche dans la ligne droite. Pot a environ 3 secondes d’avance sur Noël Roussange.
Au 7ième tour, Roussange a légèrement réduit son retard sur Pot. Il a lui-même un peu plus d’une seconde d’avance sur Matthieu et Alex.
8ième tour : Cornut pique Alex ET Matthieu au freinage en bout de ligne droite !
9ième : Je trouve Alex à la peine dans la ligne droite, avec le sentiment d’un moteur poussif. Il se fait d’ailleurs passer par Matthieu au 11ième tour de manière imparable. Matthieu, déchainé fait en plus les freins à Cornut ! Alex n’est plus que 5ième et ne me semble pas pouvoir lutter.
12ième tour : Matthieu s’est rapproché de Roussange et tente, sans succès, de le passer dans la ligne droite.
13ième tour : c’est fait, Matthieu a passé Noël au freinage et se retrouve 2ième . Il se rapproche (un peu ) de Pot qui a été légèrement gêné par un attardé au S du lac.
14ième tour : Pot voit son avance fondre et j’imagine déjà la première victoire de Matthieu. Il ne reste que 2 tours avant l’arrivée.
15ième tour : les 5 pilotes de tête sont maintenant groupés. Alex est 4ième devant Roussange qui a semblé faiblir. Pot est toujours devant mais c’est maintenant un fragile leader tant cela semble pousser derrière lui. La bataille est intense, on se croirait en catégorie 500.

Dernier tour : Billy Cornut tente le freinage en bout de ligne droite mais Pot résiste. Qu’à cela ne tienne, il lui fait un magnifique intérieur dans le gauche qui suit. Les pilotes disparaissent quelques instants de notre vue et, à l’entrée du S du lac, Alex  passe Matthieu!  Il monte une nouvelle fois sur le podium qu’il n’a pas quitté depuis la première course de Lédenon. 



 








De retour, les pilotes ont tous l’air heureux. Il faut dire qu’ils ont livré une superbe bataille. Alex explique que son moteur était poussif, qu’il a dû se servir de l’embrayage pour se sortir de certains virages.  Noël a été effectivement étonné de le passer aussi facilement en ligne droite. Le moteur de la Yamaha a d’ailleurs calé à plusieurs reprises dans le tour d’honneur ; Alex a le sentiment qu’il ne tourne que sur trois cylindres. Ce n’est pas bon signe.
 
Pas le temps de gamberger, c’est maintenant le tour des 1000 et j’ai envie de voir courir Thibaut. Il m’a dit qu’il allait faire une pause l’an prochain. C’est donc son dernier week-end de course et je pense qu’il veut terminer sur une note positive.






1er tour : il est 4ième derrière Hugot, Bibollet et Goetschy
Anzelini le passe au tour suivant. Mageot suit un peu plus loin, 6ième .
3ième tour : Thibaut est toujours 5ième mais il sort très bien du S du lac et se met dans l’aspiration d’Anzelini.
4ième tour : Goetschy passe Hugot en bout de ligne droite.
5ième tour : Thibaut est un peu largué dans la ligne droite. Sa « vieille » Suzuki ne peut pas rivaliser en puissance avec les motos de dernière génération. Heureusement, Thibaut est un gros freineur et surtout, ce que j’aime dans son pilotage, c’est cet enchainement freinage-entrée en courbe toujours très propre et très efficace. Il le confirme une nouvelle fois. Mageot semble avoir trouvé son rythme et se rapproche de Thibaut.
6ième tour : la BMW surpuissante de Bibollet passe en tête dans la ligne droite mais se refait passer au freinage ! Encore une course animée ! Thibaut est 4ième !
7ième tour : Thibaut est 3ième dans la ligne droite, derrière Bibollet et Anzelini. Plus de trace de Goetschy.




8ième tour : Thibaut se rapproche d’Anzelini.
9ième tour : Mageot, très rapide dans la ligne droite, fait le freinage à Thibaut. Mais ce dernier reprend son bien dans la partie sinueuse du circuit et retrouve sa 3ième place avant le S du lac.
10ième tour : Thibaut pique Anzelini au freinage en bout de ligne droite. Il est allé le chercher loin, ce freinage. C’était superbe à voir.
11ième tour : Thibaut s’est rapproché de Bibollet, mais il n’est pas à l’abri de ses deux poursuivants derrière lui.
12ième tour : Thibaut effectue de nouveau un magnifique freinage au virage de l’école et se rapproche un peu plus de Bibollet. Devant nous, Thibaut sort très bien du S du lac et se retrouve dans le pot d’échappement de Bibollet. Le speaker annonce qu’il l’a passé dans le virage de la ferme ! Effectivement, je le vois en première position dans la ligne droite.
Plus que 3 tours !
13ième tour : Mageot, qui a dépassé Bibollet, remonte très fort sur Thibaut dans la ligne droite.
14ième tour : Mageot montre sa roue avant à Thibaut au virage de l’école ! Le dernier tour va être terrible ! Il est évident que la Suzuki ne peut lutter en puissance pure.




Dernier tour : dans la ligne droite, je vois que Thibaut a gardé une marge de sécurité sur Mageot qui ne peut revenir sur lui.
C’est la victoire pour Thibaut ! Quelle course !

Je rejoins la pit-lane où les 3 premiers viennent laisser les motos. L’émotion est palpable dans l’entourage de Thibaut. Tout le monde réalise la performance qu’il a réalisée. Terminer 1err sur un tel circuit avec la Suzuki, c’est superbe.

Alain Cottard félicite chaleureusement Thibaut en lui disant qu’il était extraordinaire dans la partie sinueuse après les stands, Dominique, le mécano, lui dit qu’il a fait La course de la saison, le papa a les yeux bien mouillés. Superbe leçon de pilotage, Thibaut. Chapeau bas !




La journée tire à sa fin et ce sont les petites 400 qui vont conclure cette journée riche en émotions. J’espère que tout va bien se passer pour Rémi. J’ai conscience qu’il ne doit pas être facile, pour lui, de reprendre confiance après sa chute et sa blessure de Magny-Cours.


C’est le départ.



 
Pour une fois, il est bien parti et se retrouve en 19ième place dans la ligne droite. Le problème, c’est qu’il  est loin de 18ième  et qu’il risque de lui manquer un lièvre pour l’aider à avoir un bon rythme de course.
2ième tour : il fait un bon freinage en bout de ligne droite et se rapproche du 18ième . Devant, la bagarre a débuté entre Grimoux, De La Vega et Da Re.
4ième tour. Les trois premiers passent devant nous nez dans la bulle à l’aspi !
5ième tour : Rémi s’était  fait passer par le 20ième mais le reprend dans la ligne droite. Mais, il reperd sa place devant nous et la reprend au tour suivant.
7ième tour : de nouveau derrière…
8ième tour : les 4 premiers s’arsouillent, comme toujours en 400.





9ième tour : c’est la poisse, un attardé se retrouve à l’entrée du S du lac, les deux premiers se passent, le 3ième fait de même à la sortie et le 4ième hésite puis décide de le doubler sur la gauche ; les motos se frôlent …. et s’accrochent. Le pilote attardé est projeté hors de sa moto et glisse longuement dans la ligne droite des stands. Drapeau rouge, la course est arrêtée alors qu’il ne reste que 2 tours à parcourir. Rémi est classé 19ième .
 
De retour sous l’auvent, je viens aux nouvelles de la moto blessée. Bruno me parle d’une bobine d’allumage mal fixée. La séance de mécanique a commencé alors que les invités commencent à arriver car Alex a voulu organiser un apéritif pour fêter son titre.

 La soirée sera animée, et cela dans beaucoup d’endroits ; ça sent la fin de saison, certains sont déjà titrés et peuvent se relâcher un peu….



 

Dimanche matin, je me réveille tranquillement. Il n’y pas de courses ce matin, en dehors d’une endurance.
La Yamaha est auscultée, les bobines, le faisceau puis les bougies changés. Peine perdue, le moteur ne semble tourner sur ses quatre cylindres qu’à haut régime. L’heure tourne et les symptômes sont toujours là. Je commence à sentir l’abandon proche pour la dernière course de la saison.

 Je suis désolé pour Alex qui devait être si heureux de terminer sa saison 600 ici, à Nogaro. D’ailleurs, je suis impressionné par sa performance d’hier. Réussir à rester au contact des premiers malgré un moteur anémique, se battre dans le sinueux pour compenser le déficit en puissance, gérer le dysfonctionnement du moteur en jouant avec l’embrayage et arriver dans, les derniers virages à lancer une attaque décisive pour monter sur le podium,c'est fort! Bravo Alex. Nul doute qu’avec ta moto en forme, il aurait été difficile de venir te chercher. Tu as confirmé une saison exemplaire.
 
Après un repas avalé rapidement, Bruno repart sur la moto. Alex a pu se faire prêter une rampe d’injection et cette dernière est installée.



 Bouton de démarreur enclenché, le moteur se réveille ; Alex donne quelques coups de gaz. Le résultat lui semble meilleur que la veille même si ce n’est pas la réactivité habituelle. C’est décidé, il va participer à cette dernière manche. Je croise les doigts pour que tout se passe bien.

Pour changer, je vais m’installer dans la partie ouest du circuit qui a été rendue accessible. Cela permet de voir le départ, l’entrée impressionnante dans le virage de la ferme, et toute la partie sinueuse qui suit, ainsi que la ligne droite et l’entrée dans le virage de l’école.

Les 500 vont partir. J’espère que Baptiste va connaitre un meilleur sort que la veille.
Départ. Aie ! Il est mal parti et passe 17ième devant nous.


 



Au 2ième tour, Il fait un bel intérieur à la sortie de l’escargot mais c’est mal engagé.
3ième tour :  Desmaris, titré la veille, a pris de l’avance en tête. Pourtant, me dit Pierre, hier, il a bien arrosé son titre et il doit avoir un peu la gueule de bois. Peut-être n’a-t-il pas décuvé et qu’il se sent euphorique ! Baptiste est 14ième .
4ième tour : Desmaris est toujours loin devant, suivi par Pape, Meillan et Sanchez. Baptiste est 13ième .
5ième tour : il est toujours 13ième avec 2 secondes de retard sur le 12ième .
7ième tour : en tête de la course, Sanchez remonte sur Desmaris et Baptiste s’est bien rapproché du pilote qui le précède.




Il le passe d’ailleurs dans le 8ième tour avec un bel intérieur dans le virage de la ferme. Il est 12ième …. et même 11ième car un pilote chute devant lui.  
11ième tour : Desmaris caracole toujours en tête, Sanchez est 2ième un peu détaché. Pour Baptiste, cela risque d’être un peu compliqué de revenir et dépasser son concurrent direct ; il reste deux tours.
12ième tour : c’est fait ! Il le passe dans le virage de la ferme dans une manœuvre audacieuse.
Il termine 10ième, sûrement déçu d’avoir réalisé un si mauvais départ, car il avait vraiment un bon rythme.



 
A la suite, les 400 se présentent sur la ligne de départ.
Au premier passage, Rémi est 20ième mais réussit un extérieur à l’entrée de l’escargot.
2ième tour : il est 20ième derrière un groupe de 4 pilotes. Allez Rémi, garde le contact ! Il passe 19ième au bout de la ligne droite.
Devant, Grimoux et De La Vega se battent, détachés.
6ième tour : Rémi est 18ième mais se fait faire l’intérieur à l’entrée de l’escargot où il manque d’agressivité.
7ième tour : quatre pilotes s’échappent devant. Ils attaquent fort et les motos bougent pas mal. Rémi est 19ième, avec 3 pilotes devant lui et un derrière. Au moins se bagarre-t-il. Idéal pour apprendre tout en prenant du plaisir.
8ième tour : Rémi a passé le 14, il me semble plus incisif.
9ième tour : trois pilotes se font la belle devant, les petits bicylindres donnent de la voix à plein régime.
Les derniers tours, c’est un coup à toi, un coup à moi entre Rémi et son concurrent direct. Je me dis qu’à tous les niveaux de la course, cela doit être une belle partie du plaisir pour tous les pilotes, chacun en fonction de ses possibilités.
Pour les premiers, ce fut chaud jusqu’au bout puisqu’ils terminent tous les trois dans un mouchoir de poche. C’est Valentin Grimoux qui a eu le dernier mot.






Tout en écrivant ces quelques lignes, je réalise que j’ai plus de mal à m’intéresser à cette catégorie alors que la 500 me passionne. Je me demande si cela ne vient d’une uniformité. Les motos sont identiques. Il y a les Yamaha (en force), puis les KTM et une Kawasaki mais elles sont dans leur livrée d’origine, aucun pilote n’a eu l’idée d’y mettre une peinture et une décoration qui lui serait propre. Cela peut sembler un détail, mais j’aime bien la diversité des Honda 500. C’est dommage car les bagarres y sont acharnées et ces petites motos légères permettent bien des fantaisies aux pilotes qui s’en donnent à cœur joie. 
 
 
Voilà l’heure des 600. J’ai une profonde appréhension tout au fond de moi. J’ai encore le souvenir du bruit de la Yamaha, tout à l’heure, sous l’auvent. Il ne sonnait pas très bien, c’était un peu boiteux pour un quatre cylindres….

C’est le départ.
Alex est bien parti puisqu’il conserve sa 3ième place. Mais, dans la ligne droite, il semble se faire passer.
2ième tour : il n’est plus que 5ième . En tête, de nouveau Pot, suivi de Roussange et de Mansat.
3ième tour : Alex est 8ième … c’est plié. Il lève le bras pour signaler son abandon et s’éloigne lentement dans la ligne droite.




4ième tour : devant, ça roule fort avec Pot, Roussange, Mansat et Cornut.




6ième tour : Noël Roussange ne repasse plus. Pot est toujours en tête devant Cornut. Matthieu semble en forme, il pointe à la 3ième place, mais Abellan est dans sa roue. Lui aussi parait très en verve pour cette deuxième finale du week-end.
D’ailleurs, il fait un magnifique intérieur à Matthieu dans le virage ô combien délicat de la ferme
Au 8ième tour, Matthieu est repassé devant Abellan qui tente un nouveau passage au même endroit que le tour précédent, mais ça ne passe pas !
9ième tour : Pot a environ une seconde et demie d’avance sur Cornut. Matthieu et Abellan suivent de près et Granzotto n’est pas très loin.





10ième tour : Pot a encore augmenté son avance mais Cornut est maintenant directement menacé par Lucien Abellan très incisif. Doutre est en train de remonter et il est à environ 2 secondes du groupe des 4.
11ième tour : Abellan, décidément très à l’aise dans cette partie du circuit, passe Cornut à la sortie du virage de la ferme. Matthieu est dans le pot d’échappement de Cornut. Quelle bagarre, on se croirait en 500 !
12ième tour : Matthieu est passé par Granzotto et Doutre se rapproche encore un peu plus. Pot a baissé de rythme et a perdu une bonne  partie de son avance, comme lors de la première finale.






13ième tour : Doutre est maintenant juste derrière Matthieu. Il semble vouloir défendre sa 3ième place au championnat que convoite Pot. Ce dernier n’a en effet que 9 points de retard après son beau résultat de la veille.
14ième tour : Doutre passe Matthieu à la sortie de l’escargot.




15ième tour : Lucien Abellan remet ça ; il dépasse Pot juste à la sortie du virage de la ferme. Il est vraiment impressionnant dans cet enchainement. Doutre est 4ième, Matthieu 5ième.

A l’entame du dernier tour, les 4 pilotes, roue dans roue, passent devant nous. Abellan est en tête, suivi par Cornut, Doutre et Matthieu. Ils attaquent la ligne droite à plein régime, les derniers hectomètres vont être chauds. Pot n’est plus là (chute ?)

Enorme surprise, je vois un seul pilote franchir la ligne d’arrivée. C’est Billy Cornut qui réalise le doublé mais pas de trace de Matthieu, Abellan et Doutre. Il y a eu sûrement un accrochage entre les 3. Granzotto et Nagorski sont donc sur le podium.

Le père de Matthieu s’en va, inquiet. Je rejoins le paddock. Mauvaise nouvelle, Matthieu est blessé et il a été transporté à l’hôpital.

 Je croise Lucien Abellan. Il me raconte que Cornut était devant, qu’il a freiné très tôt avant le S du lac. Lucien a été surpris, a perdu l’avant sur blocage de la roue en voulant l’éviter, Doutre lui-même surpris a tapé sa moto et Matthieu a également été entrainé dans la chute. Peu après, le père de Matthieu m’apprend que son fils a une clavicule et un poignet cassés. Dure fin de saison !
 
 
 La course des 1000 va commencer.















Je m’installe près du S du lac.
Thibaut fait un bon départ. Dans la ligne droite, Bibollet passe en mode missile avec déjà une petite avance. Thibaut est 2ième .
2ième tour : Bibollet a fait le trou. Cette BMW a une puissance incroyable ! Mageot est déjà dans la roue de Thibaut. Sa Yamaha ressort très fort du S du lac et j’ai le sentiment qu’il va le passer.
Effectivement, dans la ligne droite, il est devant Thibaut qui se fait dépasser par Hugot mais il arrive à le reprendre au freinage.
4ième tour : Bibollet et Mageot ont pris une belle avance et Thibaut résiste à Hugot dont le moteur est nettement supérieur. Mageot remonte sur le pilote de la BMW et il a moins d’une seconde de retard en passant devant nous.
5ième tour : la BMW et la Yamaha sont roue dans roue dans la ligne droite.Mageot passe en tête.
6ième tour : Thibaut et Hugot sont côte à côte dans la ligne droite mais Thibaut gagne au freinage. Je sens qu’il ne va rien lâcher.
7ième tour : Bibollet semble baisser légèrement de rythme et il se fait passer par Thibaut au freinage en bout de ligne droite. Magnifique ! Quel battant, ce Thibaut !




8ième tour : je situe l’avance de Mageot à 2 secondes environ. Il ne va pas être évident d’aller le chercher mais Thibaut a montré toutes ses ressources hier. Il faut quand même qu’il fasse attention à la BMW surpuissante derrière lui.
9ième tour : Bibollet passe Thibaut dans la ligne droite mais ce dernier retarde encore son freinage et reprend son bien. Quand il passe devant nous, il a repris un peu de champ par rapport à son adversaire ; il est vraiment très fort dans le sinueux, c’est là qu’il arrive à faire la différence.
10ième tour : L’avance de Mageot est de 2 secondes et demie environ. Encore 6 tours pour le remonter !
11ième tour : à l’œil nu, il est évident qu’il a repris de gros dixièmes sur Mageot .
12ième  tour : il s’est vraiment défait de Bibollet et s’est encore rapproché de Mageot.
13ième tour : encore un superbe freinage en bout de ligne droite qui le rapproche de Mageot.
14ième tour : plus qu’une demi-seconde de retard. Allez Thibaut !
15ième tour : il est tout près mais Mageot résiste très bien.




Dernier tour : non, il n’a pas réussi, mais il termine sur les talons de Mageot. Ce fut une course de toute beauté. Les trois motos de tête arrivent au parc concurrents. Thibaut est tout sourire, avec la certitude qu’il ne pouvait pas faire plus. Il me dit que la Yamaha de Mageot avait une motricité extraordinaire en sorte de virage et qu’il lui était impossible de lutter. Mageot confirme d’ailleurs qu’ Eric Delcamp avait beaucoup travaillé sur les suspensions de la moto. Je vois arriver Dominique, le mécano de Thibaut. Il lui dit : « Tu as fait une course extraordinaire, du niveau de Romain Maitre ». Un très  beau compliment, amplement mérité pour moi.



 
C’est l’heure du retour.
 
Je passe voir Alex et Bruno qui sont en plein démontage de la moto, comme le prévoit le règlement pour les trois premiers pilotes au championnat. Cela tombe bien, c’est l’occasion de comprendre ce qui s’est passé dans le moteur. Bruno m’explique brièvement : un piston en surchauffe, sûrement dû à un dysfonctionnement d’un injecteur et un joint  de culasse HS.



Même si je suis un peu déçu d’un tel dénouement, je n’oublie pas cette saison exemplaire que nous a offert  Alex. 7 victoires, une 2ième place , 3 3ième places et un seul abandon. 264 points marqués, 80 points d’avance sur le second. Difficile de faire mieux !

Cerise sur le gâteau, l'avenir d'Alex semble prendre forme pour l'année 2017. je n'aime pas trop m'avancer avant d'avoir une certitude totale, mais je crois bien qu'il sera présent pour les courses du Promosport, l'an prochain, en catégorie 1000.

Après le titre en 500 en 2013 et celui en 600 cette année, je me verrais bien continuer à suivre les aventures sportives d'Alex!

 

 

 

 

 

Mercredi 19 octobre 2016:

Dans le Moto Journal d'aujourd'hui, il y a une publicité sympa de Yamaha qui félicite les 12 champions de France au guidon d'une moto de la marque.

C'est la première fois qu'Alex n'a plus son numéro 96 fétiche, mais je trouve que ça lui va très bien!