Carnet de piste d'Alex - Croix en Ternois 30 et 31 mai 2015

 

 

Mercredi soir, alors que je charge la moto, je me dis que ce n’est pas complètement raisonnable d’aller jusqu’au circuit de Croix en Ternois assister à la quatrième manche du Promosport.

D’ailleurs, quelques semaines auparavant, l’idée de m’y rendre en train m’avait effleuré…. Juste effleuré je dois dire. Car, pour moi, un week-end de course, ce n’est pas seulement les deux jours passés en compagnie d’Alex et de l’équipe, mais c’est aussi l’avant et l’après.

Et ne pas aller sur le circuit en moto m’enlèverait une bonne partie du plaisir, j’en suis certain. J’ai la moto chevillée au corps. D’ailleurs, quelques jours avant le départ, je suis tombé sur le texte d’un journaliste canadien, à moins qu’il soit français vivant au Canada. Il racontait ce besoin de prendre la route.

"Je ne suis jamais aussi heureux que lorsque je bourlingue. Sans itinéraire. Sans horaire. Sans but précis. Même si j’ai besoin de rentrer chez moi régulièrement.

Pourtant, rien ne peut m’empêcher de voyager. C’est un besoin impératif, aussi bien physique que psychologique. J’en ai besoin, comme un toxico a besoin de sa dose, même si celle-ci le rapproche un peu plus de l’échéance, de la déchéance. Si je reste longtemps sans rouler, je m’ankylose, je me sclérose, je me délite".


Je m’étais retrouvé dans son texte. Même si je sais que la route va être longue, que je vais devoir emprunter la morne autoroute, je suis impatient de partir. Je prends plaisir à tout préparer alors que la nuit s’installe. Et, lorsque je rentre la moto dans le garage, je ne peux m’empêcher de lui dire « On s’en va demain », un brin excité.

La sortie du boulot, jeudi soir, a cette saveur du changement. Aujourd’hui, je ne rentre pas chez moi d’un coup de vélo, j’enfourche ma Transalp pour un peu plus de mille kilomètres.

Je m’offre les 50 premiers kilomètres par la route, pour chauffer le bonhomme et profiter de quelques virages. Après Aire sur l’Adour, je me résigne à emprunter l’autoroute. Le soleil m’accompagne. Je n’ai pas envie de rouler vite et je me stabilise à 120-125 km/h. Je me sens bien.

J’arrive à Ecurat, petit village de la Charente Maritime, chez un couple d’amis. Une belle soirée m’attend. Puis une courte nuit avant de reprendre l’autoroute.

Je parviens à ne pas m’ennuyer durant cette longue étape. Il y a d’abord les changements de couleurs au fur et à mesure que le jour s’installe, puis les variations dans le paysage. J’aime ce sentiment de me sentir un élément à part entière des endroits que je traverse, j’aime être en mouvement, à l’écoute de ma moto, attentif à la circulation dans laquelle je parviens à m’intégrer en douceur, j’aime les arrêts brefs mais reconstituants.


 De temps en temps, quelques voitures moins ordinaires que les autres captent mon attention. C’est le cas de cette Morgan jaune d’où émerge un couple d’Anglais, à la station d’essence. Ils me doubleront, un peu plus tard, avec 50 km/h de mieux, juste protégés par leur casque!


 
Après Le Mans, je bifurque vers Rouen. Je suis heureux car je me dirige vers une région que je ne connais pas et j’aime découvrir de nouveaux endroits. Avant Rouen, je quitte enfin l’autoroute et contourne la ville, j’aperçois la cathédrale, à la toiture effilée comme un minaret.

Les panneaux en bord de route me renvoient des images de la dernière guerre, j’imagine les champs de bataille dans la paisible nature actuelle. Les maisons de brique font leur apparition, les friteries en bord de route aussi ; je suis bien dans le Nord !

Je sens que certains sont en train de s’impatienter derrière leur écran d’ordinateur, en se disant qu’ils sont venus lire un carnet de piste, pas un carnet de route !

Pour ceux-là, je vais écrire une version simplifiée : Je suis parti de Pau à 16H30 et j’arrive, 24 heures et 1025 kilomètres plus tard sur le circuit de Croix en Ternois….


 
Je gare la moto. Bruno m’accueille. Pour cette course, l’équipe est réduite, il est seul avec Alex. L’auvent accueille trois motos, celle de Cyril Guignard et celle de Thibaut Duchène.


 
Alex arrive. Il a tourné hier et aujourd’hui sur un circuit qu’il n’avait jamais pratiqué en 600. Il semble assez satisfait des sensations éprouvées.

Par contre, c’est un Cyril un peu « cassé » que je rencontre. Jeudi, il a lourdement chuté. Il craint que le pouce de la main gauche ne soit cassé et il a des contusions sur tout le corps. Malgré cela, très volontaire, il semble prêt à courir pour limiter les dégâts et ne pas perdre trop de points au championnat. Quant à la moto, elle était bien chiffonnée, mais le papa a réussi à la remonter. Manque juste à l’appel le frein arrière mais Cyril ne l’utilise quasiment pas.

L’ambiance est chaleureuse dans le groupe. Il y a également Axelle et Mathieu, un jeune couple nordiste.


 
Elle court en Promo découverte, lui en 600. Juste les trois courses près de chez eux. Carole, Croix en Ternois et Le Mans. Pour le plaisir. C’est ce que j’aime, dans ce championnat, ce côté amateur dans le bon sens du terme ; chez certains, les moyens sont limités, mais l’implication, elle, ne l’est pas.

Autour de moi, je vois des pilotes et leurs parents qui forment une équipe soudée. Thibaut Duchène a ainsi son père qui fait office de mécano pour sa surpuissante Kawasaki 1000 ; loin de certaines équipes plus structurées, cela ne l’a pas empêché de gagner la dernière épreuve à Carole.

Samedi matin, après une nuit écourtée pour cause de matelas percé, je discute avec Axelle. Etonnamment, elle m’indique qu’elle roule presque aussi vite sur le mouillé que sur le sec.

A Carole, qualifiée avant dernière, elle est remontée, sous la pluie, à la sixième place. En deuxième manche, effectuée sur le sec, elle n’a pu gagner que deux positions !

Plus tôt, à 6H30, j’étais allé faire un tour du circuit. Il est petit, d’ailleurs, les temps au tour sont inférieurs à la minute.

Je croise Ludovic Rizza dont je lis les compte-rendus sur le forum de Pitlane. Il est un peu inquiet car il est dans la première série des qualifications et la piste est encore mouillée par endroits. Je le retrouve après sa séance d’essais. Il est deuxième temps, après avoir été gêné dans son dernier tour chrono. Malgré cela, je le trouve un peu nerveux; il est vrai que, quand on se bat aux avant-postes comme lui, il y a forcément une tension supplémentaire qui s’installe.

Je me sens bien sur ce circuit. Il a un côté familial avec ses trois paddocks. On est tout près des pilotes lorsqu’ils sont en pré-grille, dans l’ambiance de la course.

C’est la fin des essais qualificatifs pour les Promosport découverte. Axelle est 28ième sur 37 pilotes, à 3,9 secondes de la pôle.

Peu après, c’est au tour des 1000.


 


Thibaut Duchène est en pré-grille. Il est très calme, ce jeune, et sympa. Et bien entouré par ses parents. Il est le premier arrivé et attend, patiemment le début de la séance d’essais. Peu à peu, les motos arrivent, sont béquillées. Les petits groupes électrogènes démarrent, afin d’alimenter les couvertures chauffantes. Autour des motos, ça bouge pas mal, ça discute, quelques rires fusent pour détendre l’atmosphère. Enfin, les quatre cylindres se réveillent sous les carénages ; les moteur Cross plane des Yamaha se distinguent avec leur bruit rauque si plaisant à mes oreilles. La barrière se lève, les fauves sont lâchés sur la piste pour 20 minutes durant lesquelles les pilotes vont donner le maximum.

Thibaut claque un excellent chrono qui le place en 1ière position, 3 dixièmes devant le second et 6 dixièmes devant le 3ième.


 


Les 600 prennent le relais.


 




 
Dès le début de la séance, Alex est 3ième temps. Puis 6ième, enfin 2ième à 1 millième de la pôle tenue par Erwan Quellet ! D’ailleurs, les deux pilotes s’arrêtent de concert, pour économiser leurs pneus et attendent l’évolution des résultats.


 

Romain Mansat améliore son chrono et passe 1er avec plus de 3 dixièmes d’avance sur Clément Stoll, Erwan Quellet est à 45 millièmes et Alex à 46 millièmes. C’est serré !

Erwan et Alex repartent presque en même temps pour tenter d’améliorer. Peine perdue. En outre, j’apprends qu’Erwan Quellet a chuté assez sévèrement. Le pilote n’a rien mais la moto a bien tapé le mur à la sortie du droit, après la passerelle. Cyril Guignard, malgré son état physique, a réussi un bon 6ième temps, à 6 dixièmes de la pôle. Mathieu d’Helft est 10ième.

Fin de la séance, Alex passe au sonomètre. Mince, le contrôleur lui annonce 104 décibels, refait une mesure, puis encore une. Résultat : 103 puis 105 décibels.


 


Aie ! Il faut réagir très vite, sinon, son temps risque d’être annulé. Heureusement, le père de Thibaut a un DB killer et Bruno parvient à l’installer rapidement. Alex retourne au contrôle et revient rassuré. Ouf !

En début d’après-midi, j’assiste à la course des 500. Ludovic Rizzla fait un bon départ, puis se fait dépasser mais reprend très vite son bien et il s’en va progressivement vers une belle victoire. Je suppose qu’il est alors plus détendu que ce matin !


C’est maintenant le départ de la catégorie Promosport découverte. Maintenant que je connais une pilote, mon intérêt pour la course grandit. La piste est sèche et cela risque d’être dur pour Axelle.


 


Dès les premiers tours, elle est en 12ième position. Je l’encourage. Plus je suis les courses et plus je réalise l’engagement physique que cela nécessite. En outre, sur ce circuit, il n’y quasiment pas de temps de repos avec une très courte ligne droite et une succession de freinages rapprochés. Même avec mon expérience de la conduite, je me sens incapable de parvenir à piloter avec un tel rythme.


 
 


D’ailleurs, je retrouve Axelle à la fin de la course ; elle est marquée par l’effort. Sa moto était instable au freinage et elle a beaucoup serré le réservoir avec ses jambes. Elle a fini par fatiguer et a dû laisser partir le groupe de trois pilotes devant elle. A priori un problème d’amortisseur.


Dans le paddock, je vois Erwan Quellet qui aborde un pilote Kawasaki du coin. Il est à la recherche d’un té inférieur de fourche. Il explique que, en fin de séance, parti pour descendre son chrono, il est violemment sorti dans le virage après la passerelle et que sa moto a tapé fort dans le mur. Lui ne se souvient de rien mais il aurait atterri dans les pneus. Tout le train avant est HS.

J’imagine le stress du pilote qui n’est pas certain de retrouver sa moto en état pour la course du lendemain. Cela me rappelle la première course d’Alex l’an dernier à Nogaro où il avait fallu faire un peu de mécanique après les essais. Heureusement, cette année, il a pris la bonne habitude de ne pas chuter, ce qui simplifie grandement la vie de l’équipe !

La fin de la journée approche. Nous allons nous installer en fin de ligne droite pour assister à la course des 1000. En fait, il y a plein d’endroits d’où l’on peut suivre une très grande partie du circuit et c’est très agréable.


 


Thibaut part mal et il se retrouve 7ième. Les premiers tours sont chauds, tout d’abord avec un pilote Suzuki en mode "boule de bowling" au freinage en bout de ligne droite. Thibaut remonte progressivement. Je le trouve très impressionnant au freinage en bout de ligne droite. Son style est très académique, bien en ligne, comparé au style plus « aérien » de certains avec la moto en travers, mais la tradition a du bon car c’est là qu’il va, petit à petit, manger ses adversaires.

Impressionnant comment il s’infiltre à l’intérieur dans un trou de souris pour passer le concurrent devant lui et cette impression qu’il donne d’arriver trop vite à l’épingle en relâchant son freinage avant de virer. Du grand art, sobre et très efficace.

Sa domination aux essais se confirme et il finit par passer en tête après la chute de Jean Edouard Aubry juste devant lui. Les Yamaha R1 réaccélèrent très fort en sortie de virage ; cette moto est bien née et je pense qu’elle va rapidement faire ses preuves en course.


 


 


L’ambiance est à la fête sous l’auvent après la victoire de Thibaut. Ce dernier reste très calme et modeste mais je sens qu’il est heureux de ce résultat. Face à des équipes aux moyens plus importants, il y a de quoi être satisfait !



Le repas du soir se passe dans la bonne humeur, avec les anecdotes des anciens. On rit beaucoup.




Dimanche matin, 7 heures. Un crachin persistant décide de s’inviter. Du style je mouille un peu la piste, mais pas trop quand même, l’idéal pour fusiller ses pneus pluie rapidement. Il y en a au moins un qui est heureux, c’est Cyril. La pluie, c’est pour lui beaucoup moins d’efforts et la possibilité d’entrevoir un bon résultat malgré ses blessures. Alex est moins enthousiaste.

Je questionne Thibaut. Je ne pensais pas que, avec une 1000, il était possible d’accélérer à fond entre des virages aussi rapprochés. Pourtant, il m’indique qu’il le fait et que c’est indispensable pour grappiller les dixièmes de seconde. D’ailleurs, il m’explique que la plus grosse différence qu’il a trouvée avec la catégorie 600, c’est la gestion des gaz à la sortie des virages. L’an dernier, il n’y parvenait pas, cette année, oui.


8H50, Alex, Cyril et Mathieu vont se placer en pré-grille. Je rencontre brièvement Erwan Quellet ; le té inférieur de fourche a juste été redressé et il espère limiter les dégâts pour cette première manche ; cet après-midi, il pourra récupérer cette pièce chez un concurrent du Promosport découverte et cela devrait aller mieux.

A quelques minutes du départ, je regarde les pilotes. Je les imagine préparant mentalement leur course. Les pneus pluie restent à température, thermostat 40 degrés sous les couvertures chauffantes. Je suis tendu, je n’aime pas ces conditions, je crains la chute sur cette piste glissante.


 

Les pilotes partent enfin pour leurs deux tours de chauffe et viennent se ranger sur la grille. Derrière le muret, j’aperçois juste le casque d’Alex.


 


 


Les feux rouges s’éteignent et les motos s’arrachent dans un hurlement de décibels. Alex semble être bien parti. Je cours jusqu’à la terrasse au-dessus des stands et j’arrive juste au moment du premier passage des motos.

Je n’en crois pas mes yeux, Alex est en tête ! Les premiers tours s’enchaînent rapidement et il garde sa première position.

Quant à Cyril, il a entamé une remontée rapide et passe en 3ième position au quatrième tour. Il effectue des freinages superbes au bout de la ligne droite.

Au sixième tour, Patrick Mageot passe Alex. Un tour plus tard, c’est Cyril qui fait de même. Le rythme est élevé, malgré les conditions de piste. Je suis impressionné par les angles qu’ils arrivent à prendre sur cette piste détrempée.

Alex arrive à contenir Clément Stoll jusqu’au 8ième tour. Il se retrouve 4ième, mais il ne lâche pas prise et reste tout près de son adversaire. Je me dis que le podium est envisageable.

Malheureusement, Stoll chute sous les roues d’Alex au 17ième tour et ce dernier, gêné, est passé par Léo Meunier. Il reste alors sept tours et les positions restent figées. Alex finit son tour d’honneur et rentre la moto au parc fermé. Il trouve que les pneus commencent à être bien entamés. L’idéal serait de les changer car il n’y a pas de limite pour les pneus pluie, mais cela représente 400 euros, ce qui n’est pas rien avec son petit budget. Mathieu termine 12ième, un peu déçu. J’aperçois Clément Stoll, effondré, qu’un pilote tente de consoler.


 



 


Peu après, une discussion s’engage devant l’auvent. Cyril se sentait très à l’aise, notamment en bout de ligne droite où il entamait le freinage au panneau 150 mètres. Il ne se pose pas de questions ; il a confiance dans ses pneus et son train avant et il y va, franchement ! Heureusement qu’il était diminué par ses blessures. On lui propose de lui casser la jambe pour un handicap supplémentaire lors de la deuxième course !

Quant à Alex, après son bon départ, il a hésité à chercher trop loin les limites car, sur un circuit aux virages serrés, une perte d’adhérence se paye cash, comme cela a été le cas pour Stoll. Sa conclusion, pleine de sagesse est : « Je préfère terminer 4ième que dans les graviers ».

C’est donc une deuxième coupe qui arrive sous l’auvent de l’équipe Queshua, comme l’a surnommée Bruno, par rapport à nos tentes installées derrière l’auvent.

Nous sommes juste en bordure du circuit et, soudain, un bruit énorme. Ce sont deux motos qui viennent de s’accrocher à la sortie du droite après la passerelle, décidément un endroit bien piégeux vu le nombre de pilotes qui sont allés à terre ici.

La deuxième manche des Promo Découverte débute ; c’est l’occasion de voir si Axelle aime toujours autant la pluie. C’est le cas. Je la trouve très relâchée, avec un style coulée. Partie 12ième, elle se retrouve en 6ième position dès la fin du premier tour ! Un départ à la Marquez au GP de Mugello ! Deux tours après, elle passe 5ième. Elle nous gratifie d’un superbe freinage en bout de ligne droite suivi d’un extérieur sur le concurrent qui la précède. Au neuvième tour, elle est 4ième ! Je me prends à espérer une arrivée sur le podium et d’une nouvelle coupe à installer sous l’auvent. Hélas, les meilleures choses ont une fin et elle tombe au « virage à chutes » du week-end, j’ai nommé » le droite après la passerelle !


 


Le repas de midi s’achève et nous voilà regroupés telles des mouches autour d’un pot de miel, devant le petit écran d’une tablette avec la retransmission du GP d’Italie. Nous vibrons devant le final de Zarco et il s’avère que je ne suis pas le seul à aimer Rossi. Je m’en doutais un peu ! Dehors, le crachin vire en pluie fine et persistante.

J’assiste à une petite partie de la course des 500, pour voir comment s’en sort Ludovic Rizzla. Je le vois qui se bat pour la première place.


 





Nous y sommes ; la deuxième manche des 600 va commencer.


 




La piste est maintenant franchement mouillée. Comme à son (excellente) habitude depuis le début de la saison, Alex s’arrache bien de la ligne de départ et boucle le premier tour en 3ième position.

Mais, il se fait rapidement dépasser par Romain Mansat puis par son copain Cyril. Il y a ensuite une belle passe d’armes avec Adrien Ganfornina , un coup à toi un coup à moi dans les 9 et 10ième tours. Il se retrouve alors 6ième.
Quant à Cyril, il ne parvient pas, comme en première manche, à poursuivre sa remontée, et reste 3ième derrière Quellet et Mageot qui se livrent une belle bataille.

La pluie s’intensifie et je guette avec appréhension l’état de la piste depuis la terrasse. Tout le monde reste sur ses roues, je ne vois pas de glisses intempestives. En fin de course, Alex est passé par Léo Meunier. Il termine 7ième. Mageot réussit à prendre le meilleur sur Quellet.


 

Alex raconte brièvement sa course. Après un bon départ il a senti une dégradation progressive de ses pneus, mais il s’est bien battu. Quant à Cyril, il me dit avoir été gêné par de la buée sous le casque. Enfin, Mathieu rentre, un peu déçu de sa 15ième place. Pour ma part, je suis rassuré de voir qu’ils sont tous restés sur leurs roues.

Il est temps pour moi de partir car, demain à 13 H30, je dois être au boulot. Pendant que je m’équipe, j’entends le commentaire de début de la course des 1000. Aie ! Thibaut a fait un mauvais départ. Or, ce matin, il m’avait avoué n’être pas très à l’aise sur la mouillé en 1000, alors qu’au contraire, il adorait la pluie en 600. Je me dis que sa course va être délicate.

J’ai droit à 500 kilomètres sous un déluge et j’abdique, complètement trempé à Tours, dans un Formule 1. Nouveau départ de bonne heure sur le sec, rythme soutenu et arrivée directe au travail. La pendule à l’accueil indique 13H30 pile lorsque je rentre dans le bâtiment ; ça c’est de la précision !

Excellent week-end au cours duquel je me suis régalé. Superbe ambiance et beaux résultats. Une quatrième place consolidée pour Alex au championnat avec 16 points d’avance sur Romain Mansat. Parallèlement, j’ai vraiment réalisé qu’il doit composer avec un budget limité. Une chute et une moto trop abîmée et c’est la fin du week-end, voire de la saison. Il n’a pu acheter un train de pneus neufs pour la deuxième course, ce qui l’a handicapé.

Pour conclure, je n’ai qu’une chose à dire : Vivement la prochaine épreuve ! Ce sera à Pau-Arnos.